éditions 10/18
A propos
L'avocat des textes perdus
Fouineur inlassable de la littérature étrangère, son nom est lié aux éditions 10/18. Jean-Claude Zylberstein fait de l’édition le lieu d’une plaidoirie au service des raconteurs d’histoires.
Sans aucun doute, Jean-Claude Zylberstein appartient à une tradition d’éditeurs en voie de disparition. D’abord parce qu’il est un éditeur sans maison d’édition attitrée : à l’heure de L’Édition sans éditeurs dénoncée par André Schiffrin (éd. La Fabrique), voilà qui dénote une liberté rare au sein d’un groupe comme V.U.P. D’une élégance naturelle, cet avocat a marqué de son nom bon nombre de collections prestigieuses. De « Domaine étranger » chez 10/18 à « Culte fictions » qu’il vient de créer à La Découverte en passant par « Pavillons » qu’il a dirigée chez Laffont, il découvre ou...
10/18 en dix points
1962 Création par Paul Chanterelle et Michel-Claude Jalard
1968 Christian Bourgois prend la direction d’abord avec Dominique de Roux puis seul. Publie 1000 titres en dix ans.
1980 « Domaine étranger »
1983 « Grands détectives »
1992 Christian Bourgois est remplacé par Leonello Brandolini
1999 Jean-Claude Dubost prend la direction de 10/18
2003 « Fait et Cause » dirigée par Hugues Jallon...
Ouvrages chroniqués
Nouvelles inquiètes
de
Dino Buzzati
2008
Lmda N°102
Le nom de Dino Buzzati (1906-1972) reste en France cantonné à la parution du Désert des Tartares, roman éthéré qui a phagocyté son auteur. De l’écrivain lui-même, peu de chose a filtré pour le grand public. Or, Dino Buzzati a été un intellectuel profondément engagé dans la société italienne. Il a été journaliste sportif, critique d’art, chroniqueur, correspondant de guerre. Tout le contraire...
Nouvelles inquiètes
avril 2009
La Nuit du tigre
de
Giorgio Scerbanenco
1999
Lmda N°26
Dans ces dix-sept nouvelles publiées en 1975, l’Italien brasse les genres, les époques et les situations géographiques. Contrairement à d’autres récits, aucune de ces histoires n’a pour cadre explicite Milan. Il est en conséquence difficile de trouver un lien entre elles si ce n’est la maîtrise de Scerbanenco, cette rapidité d’évocation propre à la nouvelle, cette illusion de faire exister...
La Nuit du tigre
mai 1999
