RUBRIQUE Traduction
Les articles
Julien Tribotté
Le Blues usé de Langston Hughes
En janvier 1926 paraît le premier recueil d’un très jeune poète qui deviendra l’une des grandes voix de la poésie américaine. Un siècle après sa parution, le livre frappe et touche encore. Les poèmes prennent appui sur des réalités simples et décisives : la fatigue, l’injustice, la dignité, l’espoir. C’est peut-être cela d’abord qui m’a retenu en le traduisant. Cette évidence. Cette capacité à écrire une poésie d’une grande tenue sans jamais la séparer de ses lecteurs.
Né en 1901 à Joplin, dans le Missouri, Langston Hughes grandit entre plusieurs villes américaines marquées par...
Francis Guévremont
Le Fils de l’homme-dé de Luke Rhinehart
Luke et moi, nous sommes de vieux amis. Nous nous connaissons de longue date. Si plusieurs mois peuvent s’écouler sans nous que nous ayons de contact, il nous arrive aussi de passer ensemble des journées entières, pendant des semaines et des semaines. Mais pour ne rien vous cacher, notre relation, comme cela est souvent le cas entre un écrivain et un traducteur, n’est pas sans nuages ; notre...
Isabelle Gugnon
Carcoma de Layla Martínez
Carcoma, premier roman de Layla Martínez, m’a fascinée dès le départ par sa grande maîtrise. Deux femmes, une grand-mère et sa petite-fille, exposent tour à tour un récit a priori similaire, mais seulement en apparence. Dès le départ, le lecteur est amené à se demander laquelle des deux dit la vérité, mais il ne le découvrira qu’en partie. Car tout dans Carcoma est fait de faux-semblants, de...
Lionel Felchlin
Henri le Vert, de Gottfried Keller
C’est en traduisant La Poste du Gothard ou les états d’âme d’une nation du germaniste Peter von Matt que je suis tombé pour la première fois sur la prose de Gottfried Keller (1819-1890). Une fascination immédiate… J’ai d’abord travaillé sur Les Gens de Seldwyla, un cycle de nouvelles en deux volumes (1856 et 1874), des tableaux vifs et mordants d’un village suisse imaginaire, pleins d’humour...
Carole d’Yvoire
Solito de Javier Zamora
Javier Zamora, né en 1990, a neuf ans quand il quitte le Salvador clandestinement, tout seul, solito, pour rejoindre ses parents à Las Americas. Après avoir vécu et étudié aux États-Unis, il publie à vingt-sept ans, en anglais, sa première création consacrée à cette expérience radicale et fondatrice, un recueil de poésie intitulé Unaccompanied. Auréolée de nombreux prix, cette œuvre lui...





