RUBRIQUE Traduction
Les articles
Annie Bats *
Déclin et fascination de Eva Baltasar
Je n’avais jamais fait cette expérience : traduire une même autrice à mesure qu’elle publie, saisir de mieux en mieux la singularité de chaque livre et les lignes de force de l’ensemble. Je la dois, d’une part, à son éditrice en catalan, Maria Bohigas, du Club Editor, qui, après m’avoir confié la mise en français de Llefre de tu (Ogre de toi), récit du poète majorquin Biel Mesquida, s’est à nouveau tournée vers moi ; d’autre part, aux éditions Verdier, qui publient Eva Baltasar avec une constance rare, s’agissant d’une contemporaine, certes reconnue internationalement, mais demeurant en...
Lionel Felchlin
Henri le Vert, de Gottfried Keller
C’est en traduisant La Poste du Gothard ou les états d’âme d’une nation du germaniste Peter von Matt que je suis tombé pour la première fois sur la prose de Gottfried Keller (1819-1890). Une fascination immédiate… J’ai d’abord travaillé sur Les Gens de Seldwyla, un cycle de nouvelles en deux volumes (1856 et 1874), des tableaux vifs et mordants d’un village suisse imaginaire, pleins d’humour...
Carole d’Yvoire
Solito de Javier Zamora
Javier Zamora, né en 1990, a neuf ans quand il quitte le Salvador clandestinement, tout seul, solito, pour rejoindre ses parents à Las Americas. Après avoir vécu et étudié aux États-Unis, il publie à vingt-sept ans, en anglais, sa première création consacrée à cette expérience radicale et fondatrice, un recueil de poésie intitulé Unaccompanied. Auréolée de nombreux prix, cette œuvre lui...
Sabine Porte
Le Polonais de J.M. Coetzee
Romancier, essayiste, traducteur, critique, linguiste, professeur, J.M. Coetzee poursuit dans ses œuvres un dialogue singulier avec les classiques, de Virgile à Defoe, Dostoïevski, Kafka, Musil ou encore Beckett. À la question « Qu’est-ce qu’un classique ? » posée dans une conférence donnée en 1991, Coetzee répond : « ce qui survit aux pires attaques de la barbarie, et qui survit parce que...
Marko Despot
Les Enfants de sainte Marguerite, de Ante Tomić
Août 2001, Jagodnja Gornja, village dalmate dévasté par la guerre, à huit kilomètres de la station balnéaire de Biograd, à mille lieues du monde. Mon épouse et moi venons rendre visite à son oncle qui a hérité de la maison familiale dans ce hameau aux toits détruits par l’armée pour empêcher le retour des habitants. Elle vient d’acheter le roman dont tout le monde parle, Miracle à la combe...





