RUBRIQUE Traduction
Les articles
Annie Bats *
Déclin et fascination de Eva Baltasar
Je n’avais jamais fait cette expérience : traduire une même autrice à mesure qu’elle publie, saisir de mieux en mieux la singularité de chaque livre et les lignes de force de l’ensemble. Je la dois, d’une part, à son éditrice en catalan, Maria Bohigas, du Club Editor, qui, après m’avoir confié la mise en français de Llefre de tu (Ogre de toi), récit du poète majorquin Biel Mesquida, s’est à nouveau tournée vers moi ; d’autre part, aux éditions Verdier, qui publient Eva Baltasar avec une constance rare, s’agissant d’une contemporaine, certes reconnue internationalement, mais demeurant en...
Hadrien Chalard
À pleins poumons de Pedro Gunnlaugur Garcia
Pedro Gunnlaugur Garcia. Nul besoin d’être islandophone pour remarquer la singularité de ce nom, résultat d’une union entre deux cultures que rien, sinon un amour commun pour la morue salée, ne destinait à se télescoper. Le fruit d’un hasard malicieux qui n’aura pas manqué de déteindre sur le principal intéressé, dont la truculence méditerranéenne se marie à merveille avec le proverbial...
Julien Tribotté
Le Blues usé de Langston Hughes
En janvier 1926 paraît le premier recueil d’un très jeune poète qui deviendra l’une des grandes voix de la poésie américaine. Un siècle après sa parution, le livre frappe et touche encore. Les poèmes prennent appui sur des réalités simples et décisives : la fatigue, l’injustice, la dignité, l’espoir. C’est peut-être cela d’abord qui m’a retenu en le traduisant. Cette évidence. Cette capacité...
Carine Bratzlavsky et Anne-Marie Di Biasio
Baisers du Singe : correspondance Virginia Woolf-Vanessa Bell
Virginia Woolf était une épistolière compulsive. À côté de ses romans, son journal, ses essais, la biographie, le théâtre, la critique, le travail d’éditrice, Virginia Woolf écrivait des lettres. À ses amis du Bloomsbury Group, artistes engagés pour l’art et la liberté des idées, à son amante, Vita Sackwille-West. À sa sœur, la peintre Vanessa Bell. Je me rappelle encore mes émotions,...
Ólöf Pétursdóttir
Dehors, c’est le printemps d’Ásta Sigurdardóttir
Traduire Ásta ? Oh que oui ! Une artiste hors des sentiers battus ; j’ai lu d’elle quelques textes quand j’étais adolescente ; une lecture dont le souvenir reste vif. Ces récits m’ont marquée par leur laconisme et leur candeur. Une lecture inoubliable et inédite. Ásta Sigurdardóttir (1930-1971) est à présent une figure emblématique de la jeune république islandaise, fondée en 1944. Après des...





