RUBRIQUE Traduction
Les articles
Julien Tribotté
Le Blues usé de Langston Hughes
En janvier 1926 paraît le premier recueil d’un très jeune poète qui deviendra l’une des grandes voix de la poésie américaine. Un siècle après sa parution, le livre frappe et touche encore. Les poèmes prennent appui sur des réalités simples et décisives : la fatigue, l’injustice, la dignité, l’espoir. C’est peut-être cela d’abord qui m’a retenu en le traduisant. Cette évidence. Cette capacité à écrire une poésie d’une grande tenue sans jamais la séparer de ses lecteurs.
Né en 1901 à Joplin, dans le Missouri, Langston Hughes grandit entre plusieurs villes américaines marquées par...
Thierry Gillyboeuf
Correspondance, de Emerson et Thoreau
Il est surprenant et inexplicable que certains livres n’aient jamais été traduits en français, à l’instar de A Week on the Concord and the Merrimack River, le seul ouvrage que Thoreau ait publié de son vivant avec Walden et dont on découvre outre-Atlantique qu’il est de la même veine que celui qui a fait sa renommée. Mais cette lacune sera bientôt comblée, puisque les éditions Mille et Une...
Natacha Rimasson-Fertin
Contes pour les enfants et la maison, des frères Grimm
C’est à l’occasion des Rencontres d’Aubrac, auxquelles nous participions toutes les deux, en août 2003, que j’ai rencontré Fabienne Raphoz, des éditions José Corti. Entre passionnées de contes, la discussion se noue rapidement, puis, au détour d’une phrase, surgit cette question : « Est-ce que cela vous dirait de traduire Grimm ? » La réponse est simple : oui, bien sûr, même s’il s’agit de ma...
Elena Balzamo
La Correspondance, de Strindberg
La correspondance de Strindberg (1849-1912) a peu d’équivalents dans la littérature mondiale. Par son originalité, son ampleur, sa diversité, la richesse des thèmes abordés, c’est un des sommets incontestables du genre. Couvrant la période de 1858 à 1912, elle se compose de plus de 10 000 lettres, adressées à des centaines de personnes (Zola et Gauguin, Hamsun et Brandes, Nietzsche et Bernard...
Bernard Hoepffner
Gold Fools, de Gilbert Sorrentino (portrait d’un traducteur en cow-boy).
Que peut-il savoir, le traducteur, des vastes espaces du désert de Gila ? A-t-il même la moindre idée de ce qu’ils représentent pour les quelques personnages qui y vaquent (dans le désert, ou simplement dans les pages d’un roman ?) et qui ont toute l’apparence d’être des chercheurs d’or ? En trouveront-ils ou leur quête ne leur rapportera-t-elle que l’or des fous, la pierre qui fait long feu,...

