RUBRIQUE Traduction
Les articles
Julien Tribotté
Le Blues usé de Langston Hughes
En janvier 1926 paraît le premier recueil d’un très jeune poète qui deviendra l’une des grandes voix de la poésie américaine. Un siècle après sa parution, le livre frappe et touche encore. Les poèmes prennent appui sur des réalités simples et décisives : la fatigue, l’injustice, la dignité, l’espoir. C’est peut-être cela d’abord qui m’a retenu en le traduisant. Cette évidence. Cette capacité à écrire une poésie d’une grande tenue sans jamais la séparer de ses lecteurs.
Né en 1901 à Joplin, dans le Missouri, Langston Hughes grandit entre plusieurs villes américaines marquées par...
Vincent Broqua
Caroline Bergvall
Si on entend souvent que la poésie est intraduisible, que dire alors d’une poésie qui mêle plusieurs langues ? Le travail de Caroline Bergvall a toutes les qualités de l’œuvre intraduisible, celle dont on se dit par avance que sa substance poétique est impropre au passage dans une autre langue. Or rien n’est plus erroné et il faut l’expérience de la traduction collective pour en prendre la...
Barbara Fontaine
Chez les Bieresch, de Klaus Hoffer
Il ne fait pas bon être l’auteur d’un seul roman. C’est la meilleure façon pour un écrivain de se faire oublier. Ainsi en est-il de l’Autrichien Klaus Hoffer, né en 1942 à Graz, qui pourrait également figurer ici dans la rubrique « Les Egarés, Les Oubliés ». Moi-même, je n’en avais jamais entendu parler avant que l’éditeur du Passage du Nord-Ouest me propose de traduire son roman, Bei den...
Jean-Baptiste Coursaud
Faire le bien, de Trude Marstein
C’est Ralph ou Markus qui vient de mettre Justin Hinds ? je me demande, en quittant le bar pour rejoindre Norman et Alfredo déjà sur la piste. Ça ne peut être que Ralph. Markus préfère le soulful reggae. Je tourne la tête. Gagné. Je le vois chanter au-dessus des platines : « This carry go bring come my dear, brings misery. » Et je lis sur son visage l’illustration parfaite de cette expression...
Un livre
Lectures avec Tinnitus
de
Oskar Pastior
Hugo Hengl
Lectures avec Tinnitus & autres acoustiures, d’Oskar Pastior
Si l’invitation à participer à la traduction d’un recueil retraçant le parcours du grand Oskar Pastior, seul poète allemand membre de l’Oulipo, mort en 2006, est une offre qui ne se refuse guère, ce n’est pas sans appréhension que je me mis à la lecture des textes qui m’étaient attribués. Grand maître ès manipulations verbales, jonglant de mille registres, toujours à la frontière du non-sens,...

