RUBRIQUE Traduction
Les articles
Julien Tribotté
Le Blues usé de Langston Hughes
En janvier 1926 paraît le premier recueil d’un très jeune poète qui deviendra l’une des grandes voix de la poésie américaine. Un siècle après sa parution, le livre frappe et touche encore. Les poèmes prennent appui sur des réalités simples et décisives : la fatigue, l’injustice, la dignité, l’espoir. C’est peut-être cela d’abord qui m’a retenu en le traduisant. Cette évidence. Cette capacité à écrire une poésie d’une grande tenue sans jamais la séparer de ses lecteurs.
Né en 1901 à Joplin, dans le Missouri, Langston Hughes grandit entre plusieurs villes américaines marquées par...
Claude Grimal
Nouvelles complètes de Henry James
Traduire ; traduire Henry James ; traduire du Henry James « tardif » : ce sont là trois choses différentes. Le quatrième tome de la Pléiade consacré aux nouvelles que cet auteur a écrites entre 1898 et 1910 va offrir, outre le plaisir de posséder une édition précise et savante, l’occasion de se confronter aux questions que pose la traduction de cette prose « tardive ». Car les œuvres des...
David Boratav
Warlock d’Oakley Hall
Le western a longtemps été un genre oublié en France. Il a fallu le travail d’auteurs de best-sellers comme Larry McMurtry, Annie Proulx ou Cormac McCarthy pour lui rendre une actualité. Au cinéma, où sa mort ne cesse d’être annoncée, il renaît régulièrement de ses cendres. Jusqu’à récemment, amener un western à un éditeur en France relevait de la galéjade. Un polar, passe encore - mais un...
Béatrice Trotignon
Le Poème Californie, d’Eleni Sikelianos
Traduire la poésie m’a toujours semblé impossible. Pourtant c’est une activité que je pratique. Car une fois l’impossibilité posée et acceptée, il ne reste plus qu’une chose à faire : s’activer. Sans cesse, avec espoir, contre l’angoisse, en douceur, pour être le mieux à la hauteur du texte. Souvent, alors, le champ du possible s’avère un petit peu plus vaste que ce qu’on avait cru de prime...
Martin Rueff
Les Voix de Bardagia de Luciano Cecchinel
S’il y avait quelque intérêt historique, poétique ou théorique à isoler, entre les poètes et les traducteurs un ensemble de « poètes traducteurs », on pourrait peut-être les reconnaître au fait que leurs réponses, différentes à chaque fois, à la question « pourquoi traduisez-vous ? » ne différeraient pas, ou le moins possible, de celles qu’ils apporteraient à la question « pourquoi...

