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Baignade surveillée de Laura Kasischke
Nous sommes à Mission Hills (qui au singulier est une série télévisée) dans le Michigan non loin de Crystal Lake (qui est aussi une série télévisée) le 16 juillet 1969. Apollo 11 vient de décoller, le lendemain Neil Armstrong sera le premier homme à marcher sur la Lune. Nous sommes le 16 juillet 1969 et le petit Richie Manning, 5 ans, va se noyer dans la piscine du club de natation Jolly Rogers. Laura Kasischke étire le récit du drame, le fragmente, le découpe en éclats qui en multiplient les points de vue jusqu’à tisser la toile d’une société américaine qui s’est donné rendez-vous avec...
Envie d’une autre vie
Des ruelles de Port-Bou, petit port frontalier catalan, sa ville natale, du vent qui s’y engouffre, du bruit des pas sur les pavés, du franquisme, Maria Mercè Roca avait su tirer dans son précédent ouvrage, une musique mélancolique, minimale, prégnante. Dans Un temps pour perdre, son dernier court roman, celle-ci dès les premières pages se réinstalle. Laura, jeune ouvrière repasse des jeans...
Des livres
Très affectueusement
de
Barbara Honigmann
Un amour fait de rien
de
Barbara Honigmann
Exils intérieurs
Deux romans de Barbara Honigmann, ex-Allemande de l’Est et juive, pour dire les désirs avortés d’une génération et une indéchiffrable identité.
Lire aujourd’hui Barbara Honigmann, à trente ans, c’est un peu comme fouiller clandestinement dans la correspondance de sa mère. On y découvre des secrets qui ne nous regardent pas, des images en super-8, de vieux Polaroïds saturés. Quelque chose...
Le Mandala de Sherlock Holmes
Mais qu’a bien pu faire le plus grand détective au monde pendant les deux années où tout le monde l’a cru mort, tué dans les chutes de Reichenbach par le professeur Moriarty ? Jamyang Norbu, écrivain d’origine tibétaine passionné par Conan Doyle et par Rudyard Kipling, a répondu à la question en quelque trois cents pages d’un roman digne des meilleurs polars de l’époque. Sous un nom...
Corbières tragiques
Lawrence Durell disait s’installer dans le Midi de la France pour fuir la « mort anglaise », cette foutue grisaille britannique. Auparavant, cherchant son Sud profond, il avait sacrément bourlingué. Tout comme Stevenson ou encore Christopher Hope, anglophone d’origine irlandaise, né à Johannesbourg dans les années cinquante, qui après avoir vécu à Londres pendant une vingtaine d’années vint...




