éditions Arbre Vengeur
A propos
Sève piquante
Amatrices de littératures décentrées et iconoclastes, les jeunes éditions bordelaises de L’Arbre vengeur cultivent joyeusement leur jardin secret, où l’étrange n’empêche pas l’ironie, la cruauté l’humour le plus noir.
David Vincent raconte qu’avec son « associé », Nicolas Étienne, ils se sont amusés à recenser les auteurs de leur catalogue, morts fous. Le résultat serait assez dramatique. La palme revient au Hongrois Géza Csáth (1887-1919) : il tue sa femme, se tranche les veines, supplie les gardes-frontières d’ouvrir le feu, avant de s’empoisonner. On passera le cas de Marc Stéphane (1870-1944), qui séjourna 94 jours à Saint-Anne - dont il ramènera un frémissant témoignage. L’anecdote n’est pas fortuite. À L’Arbre vengeur, on apprécie les forts tempéraments. Sous ses couvertures colorées, confiées à...
Ouvrages chroniqués
Reconnus
de
Guy Robert
2014
Lmda N°158
Dans un texte drôle et mélancolique, Guy Robert dresse en creux un portrait intime où il ne fait pourtant que se rappeler des autres.
Une question rhétorique pour commencer qui inévitablement en entraînera une ou deux autres : peut-on parler de soi en parlant des autres ? Et si tel est le cas, quels seront donc ces autres à même de dire quelque chose d’un tiers ? Et puis d’ailleurs, parler de soi, pour quoi faire ? Ces quelques interrogations, d’apparence oiseuse, sont pourtant de celles qui offrent une belle dynamique à un...
Connais-toi toi-même
novembre 2014

Redrum
de
Jean-Pierre Ohl
2012
Lmda N°137
Si l’on excepte quelques descriptions paysagères redondantes, le roman de Jean-Pierre Ohl est remarquablement construit. Dans une lointaine île d’Écosse, un bâtiment en forme d’œuf abrite Némos et son laboratoire insolite. C’est en ce lieu, hors d’un monde menacé par une guerre mondiale, qu’il invite quelques spécialistes du cinéma pour un colloque ; ce qui nous vaut des joutes...
Nouvelle séance
octobre 2012

Risibles malentendus
de
Alain Fleischer
2023
Lmda N°249
Réédition d’un magistral recueil de nouvelles d’Alain Fleischer qui mêle arts de la table et sens de l’absurde dans une frénésie d’invention.
Ceux qui se désolent du peu de cas fait au genre de la nouvelle dans le paysage uniforme de nos lettres trouveront avec la réédition de ce volume conséquent un beau pavé à jeter dans la morne mare de l’inamovible roman. Originellement publié au Seuil en 1998, La Femme qui avait deux bouches, fort de ses 680 pages et de la quarantaine de fictions qu’il rassemble, a tout du manifeste provocant....
Une sacrée tambouille
janvier 2024
