éditions Arbre Vengeur
A propos
Sève piquante
Amatrices de littératures décentrées et iconoclastes, les jeunes éditions bordelaises de L’Arbre vengeur cultivent joyeusement leur jardin secret, où l’étrange n’empêche pas l’ironie, la cruauté l’humour le plus noir.
David Vincent raconte qu’avec son « associé », Nicolas Étienne, ils se sont amusés à recenser les auteurs de leur catalogue, morts fous. Le résultat serait assez dramatique. La palme revient au Hongrois Géza Csáth (1887-1919) : il tue sa femme, se tranche les veines, supplie les gardes-frontières d’ouvrir le feu, avant de s’empoisonner. On passera le cas de Marc Stéphane (1870-1944), qui séjourna 94 jours à Saint-Anne - dont il ramènera un frémissant témoignage. L’anecdote n’est pas fortuite. À L’Arbre vengeur, on apprécie les forts tempéraments. Sous ses couvertures colorées, confiées à...
Ouvrages chroniqués
Le Livre des monstres
de
Juan Rodolfo Wilcock
2018
Lmda N°194
La traduction tardive d’un des chefs-d’œuvre de Juan Rodolfo Wilcock est l’occasion de réévaluer l’importance de cet ironiste subtil, dont l’univers fantasque et inventif est aussi cruel que terriblement humain.
Commençons par enfoncer une porte ouverte (et qu’importe si, en réalité, elle est fermée à double tour) : Juan Rodolfo Wilcock pourrait bien être le prototype même de l’écrivain contrebandier. Écrivain secret, mais certainement pas maudit (le terme servirait plutôt à qualifier certains de ses personnages difformes, toujours prêts à scier consciencieusement la branche sur laquelle, tant bien...
Dans la cour des miracles
juin 2018

La Lune vient d’Asie
de
Campos De Carvalho
2019
Lmda N°203
Monologue d’un désaxé à l’imagination débridée, ce roman brésilien est une ode désespérée, pleine d’humour noir, à ceux qui préfèrent la nuit de l’âme aux faux-semblants du jour.
Réédition du premier roman d’un écrivain brésilien majeur, publié en 1955 et traduit chez Denoël en 1976 (c’est cette traduction d’Alice Raillard que reprend aujourd’hui L’Arbre vengeur), La Lune vient d’Asie est l’occasion de redécouvrir une voix des plus singulières. Considéré au Brésil comme un des principaux artificiers du surréalisme local, Walter Campos de Carvalho (1916-1998) propose...
Dans l’œil du fou
mai 2019
