éditions Allusifs
A propos
Les Allusifs, court toujours
« Small is beautiful » comme on ne dit pas au Québec. Établie à Montréal, Brigitte Bouchard s’est spécialisée dans les « petits romans ». Bref portrait-rencontre d’une éditrice chanceuse et angoissée.
Initiales BB. L’œil bleu, le cheveu en bataille et l’indispensable pointe d’accent québécois sur le bout de la langue française. Brigitte Bouchard poursuit dans ce café du faubourg Saint-Antoine une tournée de promotion française avant de s’en retourner quelques jours plus tard vers sa Belle Province. Si l’allusive en chef avoue s’être plus tôt quelque peu égarée dans les transports en commun sur la route de France Culture, elle ne risque en revanche guère de perdre le nord éditorial, ainsi qu’en témoigne cette inhabituelle profession de foi imprimée sur la couverture de son dernier...
Les Allusifs, carte d’identité
Ouvrages chroniqués
La Pasteure
de
Hanne Orstavik
2008
Lmda N°94
Au gré de la mission évangélique de son héroïne, la romancière norvégienne Hanne Ørstavik sonde les gouffres de l’incommunicabilité.
Le 8 novembre 1852, une paroisse est le théâtre d’une violente insurrection. Les Sames (Lapons), minorité indigène du Grand Nord norvégien, se révoltent contre une autorité religieuse inique et non respectueuse des Saintes Écritures. Bien que la Bible ait été traduite en langue same, l’Église décrète l’ « infériorité » de ce peuple animiste vivant de l’élevage des rennes, de la pêche et de...
Mélancolie pastorale
juin 2008

Pluie et papier
de
Vladimir Tasic
2006
Lmda N°74
Dans son deuxième roman, l’écrivain serbe Vladimir Tasiç fait de la digression la matière même de l’écriture. À la narration linéaire, il substitue un feu d’artifice d’érudition.
C’est peut-être parce que Valdimir Tasiç est professeur de mathématiques à l’Université du Nouveau-Brunswick, au Canada, que ses écrits font à la lecture le même effet que lorsque l’on doit résoudre une équation. On a la tête qui chauffe. Pluie et Papier est un ouvrage d’une dense complexité, qu’il faut prendre à bras-le-corps en acceptant d’être dépassé par ce qu’on y lit. La ligne narrative...
Remue-méninges
juin 2006




