RUBRIQUE Traduction
Les articles
Annie Bats *
Déclin et fascination de Eva Baltasar
Je n’avais jamais fait cette expérience : traduire une même autrice à mesure qu’elle publie, saisir de mieux en mieux la singularité de chaque livre et les lignes de force de l’ensemble. Je la dois, d’une part, à son éditrice en catalan, Maria Bohigas, du Club Editor, qui, après m’avoir confié la mise en français de Llefre de tu (Ogre de toi), récit du poète majorquin Biel Mesquida, s’est à nouveau tournée vers moi ; d’autre part, aux éditions Verdier, qui publient Eva Baltasar avec une constance rare, s’agissant d’une contemporaine, certes reconnue internationalement, mais demeurant en...
Marie Chuvin
L’Oiseau rouge, de Zitkála-Šá
Lorsqu’il m’a été proposé de traduire L’Oiseau rouge, un recueil de textes de Zitkála-Šá, mon premier mouvement a été d’accepter avec joie ; le second, de me demander si j’étais bien la personne idoine. Pensez-y : Zitkála-Šá est née en 1876 dans une réserve Yankton du Dakota où elle a coulé une enfance heureuse avant d’être attirée au « Pays des pommes rouges » des missionnaires et martyrisée...
Sophie Képès*
Les Garçons de la rue Pál, de Ferenc Molnár
Ferenc Molnár, dont le vrai nom était Neumann, est né à Budapest en 1878 dans une famille juive aisée. Ayant commencé sa carrière d’auteur à 20 ans, il produira une œuvre prolifique et mourra en 1952 à New York, où il a fui le nazisme, un 1er avril – sa dernière blague. Il a écrit des romans et des nouvelles, une quarantaine de pièces de théâtre et des scénarios de films. Son talent...
Barbora Faure*
La Vie après Kafka, de Magdaléna Platzová
Il arrive parfois qu’un auteur en quête d’éditeur s’adresse à un traducteur pour l’aider dans ces démarches. C’est exactement ce qui s’est passé pour moi, il y a quelques années déjà, avec Magdaléna Platzová. Au moment où elle a pris contact avec moi, je ne savais rien d’elle, son nom m’était tout à fait inconnu. Nous avons échangé une correspondance, puis elle m’a envoyé plusieurs de ses...
Carole Fily*
Un zèbre dans la guerre de Vladimir Vertlib
Comment traduire en français un roman allemand écrit par un Russe ? C’est toujours la question que je me pose avant de commencer un texte de Vladimir Vertlib1 ; j’ai encore dans l’oreille ces mots que m’avait glissés l’éditrice en me confiant la traduction de son premier roman : « Vertlib écrit en allemand, mais c’est avant tout un conteur russe. Alors écrivez du russe. » Si L’Étrange Mémoire...





