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Baignade surveillée de Laura Kasischke
Nous sommes à Mission Hills (qui au singulier est une série télévisée) dans le Michigan non loin de Crystal Lake (qui est aussi une série télévisée) le 16 juillet 1969. Apollo 11 vient de décoller, le lendemain Neil Armstrong sera le premier homme à marcher sur la Lune. Nous sommes le 16 juillet 1969 et le petit Richie Manning, 5 ans, va se noyer dans la piscine du club de natation Jolly Rogers. Laura Kasischke étire le récit du drame, le fragmente, le découpe en éclats qui en multiplient les points de vue jusqu’à tisser la toile d’une société américaine qui s’est donné rendez-vous avec...
Un livre
Gloria
de
Marc Coovelis
Gloria
Gloria est morte. Assassinée comme trois autres femmes par Tunney, son petit ami. Mais qui est Gloria ? Pourquoi a-t-elle changé de nom ? Pourquoi fuit-elle ? Pourquoi cherche-t-elle à être toujours quelqu’un d’autre qu’elle-même ? On l’a compris, c’est autour de l’identité que tourne le roman de Mark Coovelis. Lauren écrit un livre sur la personnalité trouble de Gloria, enquête psychologique...
Le faucon et le mouton
Un moine au coeur pur accusé d’hérésie, une Europe terrifiante. Chet Raymo continue de traquer la solitude et l’exaltation de la beauté.
Précision utile : ceux qui ont salué avec jubilation la sortie l’an dernier du Nain astronome, troublant roman d’amour sur fond de ciel étoilé conté par un avorton d’à peine 120 centimètres, trouveront sûrement dans cette deuxième livraison de Chet Raymo (en fait son premier texte, publié aux Etats-Unis en 1990) la même gourmandise de lecture. Nourries de références identiques...
L’impossible quête
Je n’ai pas encore trouvé ce que je cherche", ainsi se termine Puerto Escondido, roman qu’il est difficile de définir, entre polar existentiel, aventure et quête métaphysique. Le narrateur que l’on ne peut vraiment qualifier de héros, n’est jamais nommé. Il louvoie dans une conjonction de hasards, de coïncidences et de destin, paramètres impossibles à quantifier, sans jamais laisser de traces...
Le veilleur masqué
En 1804 paraissaient en Allemagne Les Veilles, d’un anonyme, Bonaventura. Une chasse aux monstres, érudite et fantasque, pour insomniaques.
Je n’ai pas rechigné à multiplier les masques, car plus il y a de masques entassés l’un sur l’autre, plus on rit à les retirer à la suite, jusqu’à l’avant-dernier, le satirique, l’hippocratique, et enfin jusqu’au dernier, rigidifié, qui ne rit ni ne pleure plus -le crâne sans mèche ni touffe- celui que porte l’acteur tragi-comique quand il quitte la scène. »
Celui qui parle ou plutôt qui a...




