La rédaction Thierry Guinhut
Articles
L'exil et le départ
Dissidence politique et lyrisme poétique par le Russe Joseph Brodsky.
Si la poésie éclaire le monde, celle du Russe Joseph Brodsky est Comme un flambeau, dans ces ténèbres noires. En cette vaste anthologie poétique 1961-1996, le prix Nobel de littérature 1987 bouscule un programme tant historique que géographique.
Né en 1940 à Saint-Pétersbourg – alors Leningrad – et mort à New York en 1996, il a traversé la fin du stalinisme, puis celle du communisme, quoique la Russie n’ait pas abandonné son tropisme impérial. N’écrivait-il pas : « L’Empire est un pays pour imbéciles ». En conséquence, il n’y fut guère publié, car son anticonformisme, son rejet du...
Les Solitudes de Luis de Gongora
Poète majeur de l’Espagne baroque, Luis de Góngora (1561-1627) tissa près de mille vers d’un poème pourtant inachevé : Les Solitudes. Ce n’est pas l’argument conventionnel qu’il faut apprécier. En effet un garçon épris d’une belle dédaigneuse est jeté sur le rivage. Recueilli par des bergers, il est invité à un fastueux mariage, antithèse de sa solitude. Mais ce sont les solitudes des...
L’amour et la peste
L’ample mémoire allemande de Grete Weil, entre voix lyriques et tragiques.
La mémoire allemande est grevée par la responsabilité nazie. La voici déployée dans le roman de Grete Weil. Après un accueil pincé des éditeurs d’après-guerre, il ne trouva la consécration de la publication que de manière posthume, par-delà la frontière du temps.
L’idéalisme invétéré et la passion philosophique ne suffisent pas à protéger des tourmentes politiques et guerrières. Ainsi le...
Les Sorcières et leur monde de Julio Caro Baroja
Historien, ethnologue et anthropologue, Julio Caro Baroja (1914-1995) est en Espagne connu pour ses ouvrages de référence, en particulier Inquisition, sorcellerie et cryptojudaïsme, hélas non traduit en français. Fort heureusement nous bénéficions de son essai Les Sorcières et leur monde, qui étend le cercle de ses recherches depuis les primitifs et l’ère gréco-romaine jusqu’au XXe siècle....
Pourquoi les fleurs. Un autre voyage en Italie de Marion Grébert
Où se trouve la « scène primitive » de la représentation florale ? Probablement au pays de la déesse Flore, soit la Rome antique, par exemple parmi les fresques de la Villa di Livia. Mais surtout dans l’Italie de la Renaissance, entre Toscane et Venise, sur cette robe fleurie par Botticelli, dans son Printemps, dont un détail orne la couverture de l’essai de Marion Grébert : Pourquoi les...
mai 2025
Le Matricule des Anges n°263





