éditions Phébus
A propos
Phébus : l'appétit vient en voyageant
Jean-Pierre Sicre a créé sa maison il y a vingt ans. Deux décennies d’aventures à parcourir le monde des lettres, par tous les temps, contre vents et marées, à la recherche de la terre promise. Une bonne recette contre l’ennui, à raison d’une cinquantaine de titres par an. Cap sur l’imaginaire.
Les éditions Phébus sont domiciliées en plein quartier de l’Odéon, rue Grégoire-de-Tours. On ne peut imaginer meilleur endroit pour leur fondateur, Jean-Pierre Sicre, gaillard raffiné, bâti comme un héros de roman picaresque -ce robuste rabelaisien a dû sûrement être père trappiste, aubergiste ou corsaire dans une autre vie. Jusqu’à la moitié du XIXe siècle, la rue Grégoire-de-Tours s’appelait rue des Mauvais-Garçons. On raconte que ce nom serait venu des garçons bouchers, un peu turbulents, qui habitaient le quartier. D’autres penchent plutôt pour ces aventuriers français et italiens,...
Ouvrages chroniqués

Légèrement seul
de
Daniel de Roulet
2013
Lmda N°144
En mettant ses pas dans ceux de moines irlandais du VIe siècle, Daniel de Roulet confirme que marcher est une vieille façon d’écrire.
Il y a différentes manières de marcher, celle des écrivains, des philosophes ou des pèlerins, et puis il y a celle de Daniel de Roulet, un marcheur qui est aussi un coureur, auteur d’une Esthétique de la course (Virgile, 2010). Mais pas seulement. Né en 1944, à Genève, cet écrivain suisse de langue française a commencé par s’intéresser à la littérature puis s’est passionné pour l’architecture...
Chemin faisant
juin 2013

Le Livre d’heures
de
Michel Alvés
1998
Lmda N°7
Les bonnes âmes devront éviter la lecture du dernier ouvrage de Michel Alvès. C’est une telle réussite que l’appel de la chair pourrait bien étouffer les dignes censeurs, en vogue actuellement. Le Livre d’heures recueille des textes courts, pour le moins intimistes de la vie sexuelle du narrateur et de sa compagne. L’écueil de l’érotisme gnangnan a été évité, Alvès se situe du côté de...
Le livre d’heures
février 1994

locataires de l’été
de
Charles Simmons
2000
Lmda N°225
Avec Les Locataires de l’été, l’Américain Charles Simmons (1924-2017) signe un récit bouleversant, qui est surtout un adieu à l’enfance.
C’est pendant l’été de 1968 que je tombai amoureux et que mon père se noya. » Un tel incipit laisse peu de suspense au lecteur. Le seul élément que cette phrase liminaire ne présente pas, c’est le cadre spatio-temporel du récit, à savoir une presqu’île située quelque part aux États-Unis, ouverte d’un côté sur l’océan, de l’autre sur une baie, une maison familiale plantée au bord de la mer...
Le nom du père
juillet 2021
Lumineux rentre chez lui
de
André Dhôtel
2003
Lmda N°45
Roman d’apprentissage, Lumineux rentre chez lui raconte l’errance d’un homme qui se cherche, dans une quête existentielle qui l’entraînera au bout de soi. Une rêverie délicate.
Il est des écrivains qu’on lit durant l’enfance et dont on abandonne aussitôt la lecture, les croyant uniquement destinés à la jeunesse. André Dhôtel est de ceux-là. Qui n’a lu, au cours de ses années de collège, dans la foulée d’un Jack London ou du Grand Meaulnes d’Alain Fournier, Le Pays où l’on n’arrive jamais, ce petit roman délicieux qui lui valut un Fémina en 1955 ? En rééditant, à la...
Dhôtel de charme
juillet 2003
