éditions Phébus
A propos
Phébus : l'appétit vient en voyageant
Jean-Pierre Sicre a créé sa maison il y a vingt ans. Deux décennies d’aventures à parcourir le monde des lettres, par tous les temps, contre vents et marées, à la recherche de la terre promise. Une bonne recette contre l’ennui, à raison d’une cinquantaine de titres par an. Cap sur l’imaginaire.
Les éditions Phébus sont domiciliées en plein quartier de l’Odéon, rue Grégoire-de-Tours. On ne peut imaginer meilleur endroit pour leur fondateur, Jean-Pierre Sicre, gaillard raffiné, bâti comme un héros de roman picaresque -ce robuste rabelaisien a dû sûrement être père trappiste, aubergiste ou corsaire dans une autre vie. Jusqu’à la moitié du XIXe siècle, la rue Grégoire-de-Tours s’appelait rue des Mauvais-Garçons. On raconte que ce nom serait venu des garçons bouchers, un peu turbulents, qui habitaient le quartier. D’autres penchent plutôt pour ces aventuriers français et italiens,...
Ouvrages chroniqués

Faserland
de
Christian Kracht
2019
Lmda N°206
Traduction très attendue du premier roman de Christian Kracht, maître ironiste, où la descente aux enfers d’un gosse de riches se double d’une traversée de l’Allemagne en forme de coup de scalpel.
Pauvres, pauvres fils à papa. Une fois retombées les fusées de la fête, la voilà qui prend comme un goût de cramé, une de ces odeurs tenaces qui vous collent à la peau où que vous alliez. Trentenaire friqué, le narrateur la traîne après lui du nord au sud de l’Allemagne, au cours d’une fuite en avant qui s’apparente assez vite à une descente aux enfers. De cuites sévères en parties...
De l’art de l’incision
septembre 2019

Finir la guerre
de
Michel Serfati
2015
Lmda N°162
La masse lourde du cadavre pendait au bout de la corde, chargée d’un silence définitif, bras et jambes immenses. À côté de la chaise renversée, sous les pieds nus, gonflés et noirâtres, les deux pantoufles et une flaque. » C’est par cette scène du suicide d’un vieil homme, que s’ouvre le premier roman de Michel Serfati. Il y a là le portrait mortuaire et défiguré d’un homme auquel le fils va...
La vérité des pères
avril 2015
