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Entretiens Démoniaque Ohio

octobre 2022 | Le Matricule des Anges n°237 | par Julie Coutu

Deuxième roman de Tiffany McDaniel, L’Été où tout a fondu ramène le lecteur à Breathed et invite le diable à une dramatique villégiature.

L' Été où tout a fondu

Avec Sal, sa peau sombre, ses yeux verts, la chaleur envahit les rues de Breathed, s’infiltre, dévore au plus profond les cœurs et les âmes. L’Été où tout a fondu est un roman sans espoir, au lyrisme dramatique, laissant jaillir des fulgurances lumineuses quand tout fond au noir. Famille, communauté, intolérance, racisme, religiosité : tout s’y mêle, tout s’y brouille, tandis qu’avec la chaleur, les esprits s’égarent, la folie gronde.

Tiffany McDaniel, nous vous avons découverte en France avec Betty (Gallmeister, 2020). Vous aviez besoin d’écrire ce récit autobiographique avant de passer à de la fiction ?
Betty est un premier roman autobiographique, c’était un texte très important, un voyage à la découverte à la fois de mes origines et de moi-même. C’est une expérience d’écriture vis-à-vis de laquelle je me sens reconnaissante, tant elle m’a permis de mieux comprendre l’histoire de ma famille, notre héritage Cherokee, et d’entendre murmurer ceux qui sont venus avant moi.

Dans ce premier roman vous inventiez la ville fictive de Breathed. Nous y voici de retour. Comment avec-vous créé ce lieu ?
Breathed est devenu un personnage à part entière de mon univers. À ce jour, j’ai plus d’une vingtaine de romans terminés dans mes tiroirs, et on y retrouve souvent Breathed. J’ai imaginé la ville pour Betty, comme la ville où ma mère grandissait. J’y ai mis aussi un peu de la ville où j’ai passé mon enfance, avec ses collines ondoyantes. C’est le paysage qui m’a inspirée. Le paysage auquel je me suis sentie liée. J’emporte toujours Breathed avec moi.
Les lieux me permettent de donner leur identité aux personnages. Souvent, j’aime explorer la question des racines. Les racines, là d’où viennent les personnages, mais également ce qui demeure inchangé, et ce qui a été abîmé aussi. Nous venons tous de quelque part, et le lieu est déterminant dans la manière dont il façonne nos identités. Pour autant, je ne souhaite à aucun moment écrire un roman sur une expérience américaine, mais un roman qui s’intéresse à la nature humaine. Même si mes romans se déroulent aux États-Unis, je veux que les lecteurs, n’importe où dans le monde, aient la possibilité de s’identifier aux personnages. Je raconte l’amour, la haine, la famille, l’identité, je parle de notre place sur terre. Ces questions sont universelles ; elles nous lient les uns aux autres dans l’histoire de l’humanité.

Vous êtes une écrivaine de l’Ohio, un État auquel sont associés tout un tas de stéréotypes littéraires. Songeons à Hillbily Elegy par JD Vance, et aussi à la réponse apportée à la sortie du roman par plusieurs auteurs de la région désireux d’échapper à la caricature : Don’t cry for us, JD Vance. Vous vous sentez appartenir à une tradition littéraire des Appalaches ?
Je suis née et j’ai grandi dans l’Ohio. J’ai été élevée ici et dans les Appalaches. C’est un environnement qui m’a construite. Quand j’écris sur les Appalaches, je veux...

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