RUBRIQUE Traduction
Les articles
Un livre
Neuromaniac
de
Jaakko Yli-Juonikas
Sébastien Cagnoli
Neuromaniac, de Jaakko Yli-Juonika
Toute l’aventure Neuromaniac a commencé quand un jeune éditeur indépendant qui venait de monter sa boîte dans la campagne bourguignonne en plein confinement m’a appelé en me disant (je reformule un tantinet) : « J’ai découvert un roman finlandais de 1000 pages réputé intraduisible, inéditable et illisible, il me le faut absolument dans mon catalogue, tu veux bien le traduire ? » Alors évidemment… l’impossible, ça ne se refuse pas !
Il faut dire que j’avais déjà accompli l’impossible autrefois en traduisant tout un roman de Daniel Katz alors que je n’avais quasiment aucune expérience (et...
Ali Terzioğlu et Jocelyne Burkmann
Une drôle de femme, de Leylâ Erbil
C’est un soir de décembre, en 2007, à Istanbul, que nous avons téléphoné à Leylâ Erbil, l’élégante grande dame de la littérature turque, pour lui annoncer notre intention de traduire l’un de ses livres. Nous hésitions entre Une drôle de femme et Le Nain. Bien que très pudique, elle avait eu du mal à dissimuler son émotion et son amertume. Alors qu’en Turquie, elle s’était toujours refusé de...
Andrée Lück-Gaye
Et l’amour aussi a besoin de repos de Drago Jančar
Quand l’an dernier Drago Jančar a proposé de m’envoyer les épreuves de son dernier roman, j’ai accepté avec enthousiasme. Je savais que l’intrigue de ce roman se situait pendant la Deuxième Guerre mondiale et une fois passé le plaisir un peu enfantin d’avoir accès au roman avant même les Slovènes, j’ai ressenti au moment de le lire une sorte d’appréhension : et si je retrouvais dans ce roman...
Catherine Fagnot
Délai de grâce, d’Adelheid Duvanel
Qu’est-ce que c’est ? Je me souviens de la stupeur qui a été la mienne lorsque j’ai découvert, tout à fait par hasard, un étrange petit texte d’Adelheid Duvanel intitulé « Die Katze », « Le chat ». Il y était question d’une jeune femme dont on apprenait que non seulement elle avait avalé son père, mais que celui-ci s’était finalement introduit dans le corps d’un chat. Je ne pouvais pas en...
Laetitia Devaux
Des jours sans fin, de Sebastian Barry
De la surprise de découvrir en page 28 cette phrase d’apparence badine : « And then we quietly fucked and then we slept. » Si la déclaration surprend, c’est qu’elle sort de la bouche du héros et narrateur Thomas McNulty – un jeune Irlandais du XIXe siècle ayant fui en Amérique la énième famine qui sévit dans son pays. Il vient de s’engager dans l’armée avec son fidèle compagnon, le...




