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Baignade surveillée de Laura Kasischke
Nous sommes à Mission Hills (qui au singulier est une série télévisée) dans le Michigan non loin de Crystal Lake (qui est aussi une série télévisée) le 16 juillet 1969. Apollo 11 vient de décoller, le lendemain Neil Armstrong sera le premier homme à marcher sur la Lune. Nous sommes le 16 juillet 1969 et le petit Richie Manning, 5 ans, va se noyer dans la piscine du club de natation Jolly Rogers. Laura Kasischke étire le récit du drame, le fragmente, le découpe en éclats qui en multiplient les points de vue jusqu’à tisser la toile d’une société américaine qui s’est donné rendez-vous avec...
Un livre
Quatre lettres cachées
de
Virginia Woolf
Quatre lettres cachées
Cette édition de quatre lettres de Virginia Woolf trouvées par hasard dans le tiroir du bureau de son amie Vita Sackville-West montre la limite extrême de la publication d’un texte. Ce n’est pas la minceur du volume qui irrite mais, au contraire, son enflure : il y a quatre lettres traduites en français, des notes, les lettres originales en anglais et une postface. L’élan fragile de...
Un livre
Paris-Scarabée
de
Nivaria Tejera
L’oeil charnel de Tejera
L’écrivain cubaine Nivaria Tejera fut découverte en France par Maurice Nadeau qui publia aux Lettres Nouvelles en 1958 son premier roman, Le Ravin, désormais réédité chez Actes Sud. De ce premier livre dans lequel Nivaria Tejera revenait sur l’incarcération de son père dans les prisons de Franco, puisqu’elle vécut d’abord sur les îles Canaries, à Somnambule du soleil (Lettres Nouvelles,...
Subnormalité olympique
Sabotage olympique est à l’origine une commande du journal italien La Stampa qui attendait de Vásquez Montalbán un compte-rendu quotidien des Jeux olympiques de Barcelone. Il en a fait un « roman baroque ». Quand on sait ce qu’il pense (et pensait déjà) de ces Jeux, il ne faut pas s’étonner qu’il ait placé son entreprise sous le signe du sabotage. Mais ce qui pourrait sembler n’être...
L’art de savoir perdre
Il est des écrivains qui flirtent le temps d’un ou deux livres avec le genre policier ou le roman noir. C’est le cas de Luis Sepúlveda avec son dernier roman Nom de torero. Si l’on en croit la dédicace, c’est Paco Ignacio Taibo II qui l’a « embarqué » dans « l’aventure du roman noir ». Mais plus qu’un guide, Paco Taibo est un complice et ils partagent une même esthétique du roman noir. Sa...



