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Baignade surveillée de Laura Kasischke
Nous sommes à Mission Hills (qui au singulier est une série télévisée) dans le Michigan non loin de Crystal Lake (qui est aussi une série télévisée) le 16 juillet 1969. Apollo 11 vient de décoller, le lendemain Neil Armstrong sera le premier homme à marcher sur la Lune. Nous sommes le 16 juillet 1969 et le petit Richie Manning, 5 ans, va se noyer dans la piscine du club de natation Jolly Rogers. Laura Kasischke étire le récit du drame, le fragmente, le découpe en éclats qui en multiplient les points de vue jusqu’à tisser la toile d’une société américaine qui s’est donné rendez-vous avec...
La Longue Route de sable
Lorsque Pier Paolo Pasolini (1922-1975) entreprit de faire le tour de l’Italie au volant de sa Millecento, au début de l’été 1959, il était déjà reconnu en tant que poète et romancier (il lui faudrait néanmoins attendre la prochaine décennie pour s’illustrer au cinéma).
De ce long voyage, qui devait le ramener de Vintimille à son Frioul natal (dans un périple qui l’entraîna finalement vers...
Rires dans la nuit
Contrairement à leurs collègues albanais (qui s’expriment dans la même langue) les écrivains kosovars ne sont guère traduits en français. Saluons donc la parution par chez nous de ce premier recueil d’Eqrem Basha (né en 1948) sur lequel planent comme on pouvait s’y attendre les ombres de la guerre et de l’ethnocide qui ravagèrent durant dix années son malheureux pays.
Lorsqu’on représente un...
Finbar’s Hotel
Prenez sept écrivains irlandais, enfermez-les dans une chambre d’hôtel, donnez-leur un fil rouge (personnages récurrents), et demandez-leur en respectant l’unité de temps (une nuit) et de lieu (l’hôtel Finbar, à Dublin) de composer un roman à sept plumes. Chacun des auteurs signera un chapitre, à chaque chapitre correspondra un numéro de chambre, où se jouera un destin individuel et néanmoins...
La métamorphose de K.
Témoin et victime des barbaries du siècle, un grand écrivain hongrois se cherche des raisons de survivre. Par le joyeux Imre Kertész.
Dernièrement, on me dit souvent que j’ai « changé ». En bien ? En mal ? Je remarque que c’est plutôt en bien et j’ai l’impression que l’on m’en tient rigueur. Ces jours-ci, V. m’a fait des reproches : j’aurais « perdu ma profondeur », je parle de droits d’auteur et de questions matérielles. Comment ? C’est au statut de prisonnier et à l’infantilisme de la dictature que je devrais ma...





