La rédaction Julie Coutu
Articles
Celle que tu vois de Catherine Prasifka
Catherine Prasifka raconte à la deuxième personne du singulier et l’effet est immédiat. Son héroïne est comme immergée dans nos vies. Elle nous raconte, on lui parle, elle est là, incontournable. On la rencontre à 7 ans, caméscope à la main, au seuil d’une découverte qui s’apprête à orienter le reste de son existence. Elle filme la plage, elle s’éloigne, elle pose, elle visionne les images. « La seule chose que tu sais, c’est que tout ce que tu filmes, ça devient autre chose que la vraie vie. » Et puis, arrivée d’un ordinateur à la maison. Des recherches de chats mignons sur Internet,...
Avant et après la chute de Richard Bausch
Très loin après la déferlante des romans post-11-Septembre, Richard Bausch nous offre avec cet Avant et après la chute un drame intimiste sur fond de catastrophe (inter)nationale. Natasha et Faulk se rencontrent à l’occasion d’un dîner mondain. Ils viennent de la même ville de Caroline du Sud ; assistante de sénateur, elle rêve de retourner un jour en France s’adonner à son vrai plaisir,...
Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman de Kerry Hudson
Chez Kerry Hudson, les nouveau-nés ont la parole. La dernière venue chez les filles Ryan tout du moins, dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas la langue dans sa poche. « Tony Hogan m’a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman », déclare la petite Janie. « Les femmes Ryan étaient ainsi : poissardes jusqu’à la moelle, elles étaient toujours prêtes à en découdre et savaient...
janvier 2014
Le Matricule des Anges n°149
Un auteur
Humaines faiblesses
Avec Le Cœur par effraction, ample roman sur le bien et le mal, l’Écossais James Meek dit avoir essayé de faire Tolstoï « son maître, son Virgile ». Rencontre.
James Meek livre ici une brillante analyse de mœurs. Turpitudes, ambitions, désirs, amours, trahisons : une impressionnante galerie de personnages sert sa déclinaison des sentiments humains, au travers d’un prisme moral parfois ambigu. Un roman-fleuve impossible à résumer, tant les fils qu’agite Meek sont nombreux, intriqués, qui tient du thriller autant que du conte moral, de l’initiatique...
Tendre est la nuit
Avec La Promo 49, Don Carpenter peint une jeunesse américaine portée par l’insouciance et les cruelles désillusions.
Publiant l’an dernier Sale temps pour les braves (1966 pour le texte original), pièce maîtresse de l’œuvre de l’américain Don Carpenter, les éditions Cambourakis proposaient au lecteur francophone une belle découverte d’un romancier curieusement oublié. Don Carpenter, auteur côte ouest, San Francisco, années 70, proche de Richard Brautigan, une dizaine de romans, des nouvelles, plusieurs...





