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La rédaction Flora Moricet

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Articles

Rien à voir

de Gaëlle Obiégly
Histoire de l'art avec personnes Le nouveau texte de Gaëlle Obiégly, Rien à voir, entremêle l’art, la fiction et la vie dans une rhétorique joueuse. Tout part de la commande d’un artiste bientôt ami. Ari Bosochur sollicite la narratrice pour raconter la rétrospective d’œuvres absentes, le plasticien les ayant fait disparaître. Flattée, celle qui se fait appeler « Rose de nuit » accepte et profite de son « exposé » pour sonder son propre rapport à l’art. Comme dans la plupart des romans de Gaëlle Obiégly la conteuse ressemble de façon troublante à son autrice. Mais pour la première fois, Rien à voir convie des personnages presque fictifs, entremêlant leurs histoires au rêve d’Ari Bosochur (anagramme de Boris Achour) et à la quête...
septembre 2026
Le Matricule des Anges n°276

Totalement inconnu

de Gaëlle Obiégly

Ce que parler veut dire

Remarquable mise en scène de la parole, véritable feuilleton de la pensée, le onzième livre de Gaëlle Obiégly libère un imaginaire irrésistible. Elle grandit en Beauce puis échoue à étudier l’histoire de l’art dans une université à Paris. (…) Puis elle part en vacances en 1993 aux États-Unis », à lire sa page Wikipédia, on se dit qu’il n’y a qu’elle pour se présenter comme ça. L’autrice de 51 ans, habitée par la question de la parole et de l’aveu depuis son deuxième roman, Le Vingt et un août (L’Arpenteur, 2002), poursuit une forme...
octobre 2022
Le Matricule des Anges n°237

Le Pas de la Demi-Lune

de David Bosc

L’émerveillement sans bruit

David Bosc imagine un monde à la temporalité et à la géographie rêvées, un royaume sans pouvoir où la liqueur étourdit sans faire perdre pied. Si on veut, c’est Marseille et l’on l’appelle Mahashima. (…) À Mahashima, longtemps capitale d’un royaume sans importance, Ryoshù mesure son bonheur de vivre heureux dans une ville heureuse ». Les mots de la quatrième de couverture sont une belle entrée dans le sixième roman de David Bosc d’une profonde densité poétique. Conte sans morale où l’on suit le cheminement d’un homme, parti...
septembre 2022
Le Matricule des Anges n°236

Provisoires

de Christophe Manon

L’intervalle de toutes les épiphanies

L’écriture de la brièveté infiniment gracieuse de Christophe Manon où le provisoire se réconcilie avec la joie. Sur l’horizon de la finitude, le nouveau recueil de Christophe Manon abrège les passions tristes et s’empare d’un vivant flamboyant. En quelques mots, les poèmes conjurent le désespoir d’un « temps qui file/ à très grande vitesse mais jamais ne revient » pour ne retenir que ce que ces fulgurances permettent : un état de grâce. Souvent fougueuse et toujours d’une grande précision, la langue de...
juillet 2022
Le Matricule des Anges n°235

La Dernière Saison du monde

de Simon Johannin

La Dernière Saison du monde

J’ai élargi mon corps/ Laissé se former d’autres strates/ Choisi de trouver la douceur/ Au milieu de cette algèbre opaque ». Le coauteur de Nino dans la nuit (Allia, 2019) révèle une mélancolie apaisée et prend le parti d’une douceur désarmante. Dans une prose épileptique, Simon Johannin éclairait des figures romanesques furieusement à la marge. Assagi, son deuxième recueil de poésie porte un...
juin 2022
Le Matricule des Anges n°234