La rédaction Dominique Aussenac
Articles
Oubli de soi
Dans un roman miroir, l’Espagnol Juan Tallón projette les images de nos courses du rat contemporaines. Vibrionnantes et tragiques.
Prix Renaudot 1965, Les Choses de Georges Perec, sous-titré « Une histoire des années soixante », met en scène un jeune couple, Sylvie et Jérôme, aux emplois précaires par choix, pris dans le tout nouveau grand tourbillon de la société de consommation, qui rêve donc d’accumulation, une façon pour eux d’être riches, tout en étant, du moins le croient-ils, de plus en plus libres.
Mille choses du Galicien Juan Tallón pourrait, soixante ans plus tard, en devenir la suite logique. Si ce n’est que Travis et Anne, qui viennent d’avoir un bébé, n’ont plus le loisir de choisir une vie de bohème,...
Des livres
La Fin de la chasse
de
Julien Blaine
La Cinquième Feuille
de
Julien Blaine
Vulve toujours...
En deux recueils protéiformes, Julien Blaine traque les secrets sans vouloir les percer. Une quête qui permet d’embrasser toutes les civilisations.
Inlassablement montrer, démontrer, démonter, remonter dans l’errance, tel est le travail vital, le sacerdoce (ça sert d’os ?) du poète Julien Blaine, toujours fidèle en cela aux préceptes du mouvement CoBrA (de Copenhague, Bruxelles, Amsterdam, mouvement artistique à la brève existence organisée de 1948 à 1951 et qui exalte la création spontanée -arts populaires, bruts, primitifs, naïfs,...
Dimension kurde
D’un réel absurde, Salim Barakat tire des prodiges exhaltant toute la fureur de vivre d’un peuple réduit au silence et habité par l’imaginaire.
Enfant des pays du Nord, entendez par là le Nord de la Syrie où il naquit en 1951, un morceau d’Irak, un bout d’Iran, une tranche de Turquie, Salim Barakat appartient à un des plus importants groupes ethniques dépourvus d’État-nation : le peuple kurde. Depuis des siècles, confiné dans les montagnes, ce dernier se bat pour conserver son identité et acquérir son indépendance dans une des zones...
Fragments de nuits
Dans son deuxième ouvrage, Sylvie Gracia dévide magistralement des nœuds de vie, d’amour, de sexe et de mort. Intimement.
Ni romans, ni recueils de nouvelles, plutôt carnets d’esquisses, collections d’éclats de vie, de fragments, ainsi se présentent les deux ouvrages de Sylvie Gracia née en 1959 dans l’Aveyron, animatrice de la branche littérature des Éditions du Rouergue. L’Été du Chien (1996, L’Arpenteur) était composé de trois cent quarante-neuf séquences brutes, incisives qui s’amoncellant, se recoupant...
Des livres
Lettres à mon fils
de
Sylvaine Lèbe
Éther bleu
de
Line Llao
A l’assaut des murs
Un hôpital psychiatrique héberge un atelier d’écriture mené par le poète Michaël Glück.Résultat : une parole libérée émouvante et superbe.
Les ateliers d’écriture trouvent de plus en plus leurs marques, aujourd’hui, dans l’Hexagone. S’il est encore trop tôt pour quantifier le nombre d’écrivains conséquents issus de leur fréquentation, ces ateliers acquièrent une dimension singulière, un retentissement exceptionnel lorsque devenus nouvelle pratique sociale, ils permettent aux exclus d’énoncer une parole ou de se libérer de cette...



