éditions Rivages
Ouvrages chroniqués

Ne le dites pas aux grands
de
Alison Lurie
1999
Lmda N°27
Un siècle de littérature jeunesse d’outre-Manche passé au crible de la biographie des auteurs. Quand Alison Lurie cherche la subversion.
La romancière Alison Lurie propose un essai sur la littérature enfantine du XIXe siècle aux années 1970. Dans cette analyse critique, qui tente de démontrer la qualité subversive des textes classiques en remontant aux racines du genre, les grands récits anglo-saxons sont présentés dans une démarche chronologique. Les contes figurent évidemment parmi les textes les plus séditieux : on y trouve...
Vous avez dit innocents ?
août 1999
Night train
de
Nick Tosches
2002
Lmda N°40
Nick Tosches ramène à la lumière le boxeur Sonny Liston, esclave de la pègre et insoupçonnable « adversaire du Rêve américain ». Le pugilat est ici à l’extérieur du ring.
« Ils me traitent bien. J’ai de l’argent à la banque, je boxe régulièrement. J’aime boxer. C’est la seule chose que je sais faire. » Ainsi parlait Charles Liston dit Sonny, petit-fils d’esclaves, fils de fermiers nés sur une plantation de coton de l’Arkansas.
Si le titre, Night Train, évoque l’air sur lequel s’entraînait Sonny le boxeur, c’est que cette composition, puissante, triviale...
Ils me traitent bien
septembre 2002
Nouvelle grammaire finnoise
de
Diego Marani
2003
Lmda N°43
Entre Trieste et Helsinki, l’Italien Diego Marani explore la douloureuse traversée d’un naufragé de la langue. Un roman audacieux sur les troubles de la fausse identité.
Au commencement était le verbe, paraît-il. Dans le roman de Diego Marani1, dès le début, on se heurte à l’oubli de soi et au silence. L’auteur enchâsse le livre dans un lieu et un temps troubles : le lieu est Trieste, impasse de l’Adriatique, ville lisière d’un empire déchu, carrefour de tant d’idiomes ; le temps, 1943, est celui violent de la République fasciste de Salo’, de la guerre...
Vagues à larmes
mars 2003

Nuit de fureur
de
Jim Thompson
2025
Lmda N°262
Réédition du chef-d’œuvre de Jim Thompson (1906-1977), tout en nuances… de noir. Un grand moment dostoïevskien.
Fidèle au catalogue de sa grande époque François Guérif, Rivages ressort quatre classiques de Jim Thompson, parmi lesquels celui que l’éditeur dans Du polar (Payot, 2013) signale comme le chef-d’œuvre du romancier qu’il met au sommet du genre, tout près de Dashiell Hammett. « Thompson décrit une descente dans les tréfonds de l’âme humaine comme personne n’avait osé le faire avant lui. »...
Une mauvaise herbe
avril 2025
