collection Imaginaire Gallimard
A propos
Retour à la vie
Depuis trente ans, la collection L’Imaginaire exhume des raretés littéraires qui ravissent les lecteurs curieux. Une collection née des promenades de son directeur, Yvon Girard.
Quand on entre au 5 de la rue Sébastien-Bottin, on s’attend un peu à tout. Dans les couloirs, on s’imagine pouvoir croiser Raymond Queneau, avant d’entrer dans un bureau poussiéreux, aux murs lardés de vieux livres. Celui d’Yvon Girard est plus banal : ni poussière ni vieux livres, mais des rayonnages sur lesquels se pressent les volumes des deux collections qu’il dirige, L’Imaginaire et le vaste secteur des publications Folio. C’est pourtant là que L’Imaginaire continue de s’étoffer, à raison de deux volumes par mois environ.
Cette collection fut créée en 1977 par Antoine Gallimard,...
Ouvrages chroniqués
Histoires nocives
de
Joyce Mansour
2005
Lmda N°66
Voici l’élévation d’une voix détonante et trop peu fréquentée, l’affirmation identitaire choquante et drôle d’une des dernières figures du surréalisme.
Née d’une famille égyptienne, Joyce Mansour (1928-1986) grandit en Angleterre pour s’installer en France au milieu des années 50. Avec la parution d’un premier recueil de poésie intitulé avec justesse Cris (Seghers, 1953), elle prendra part au mouvement surréaliste d’après-guerre et deviendra entre autres l’amie de Breton, Michaux, et Alechinsky, lequel lui confiera de titrer certaines de ses...
Mansour la venimeuse
septembre 2005
Les Hommes et les autres
de
Elio Vittorini
2007
Lmda N°82
En mettant en scène des partisans contre l’occupant nazi, Elio Vittorini se livre à une méditation aux résonances poétiques sur les sources de l’oppression.
Parmi les nombreuses conversations qui sont la matière première du roman d’Elio Vittorini (1908-1966), il en est une qui bruisse d’une façon que le lecteur pourra difficilement oublier. À Milan, en ce mois de janvier particulièrement clément de l’année 1944, des femmes, des hommes, des enfants et des vieillards sont allongés sur les trottoirs après avoir été exécutés en représailles aux...
Leur part d’ombre
avril 2007
Les Hommes mutilés
de
Hermann Ungar
2005
Lmda N°64
Stefan Zweig trouvait ce roman rebutant, Thomas Mann le portait aux nues. Hermann Ungar, écrivain tchèque, nous abîme dans les miasmes d’une humanité tyrannisée par des désirs terrifiants.
Quand Hermann Ungar succombe à une crise d’appendicite aiguë le 29 octobre 1929, à seulement 36 ans, la littérature avait pourtant fini par devenir une nécessité vitale pour ce fils d’une famille d’industriels juifs, grièvement blessé durant la Première Guerre mondiale, et lancé plus tôt dans une carrière diplomatique. Peu considéré par les représentants du milieu littéraire pragois comme Max...
De chair et de viande
juin 2005
