RUBRIQUE Textes & images
Les articles
Seul au monde
Dans une très picturale adaptation du roman de Mary Shelley, David Sala nous livre un Frankenstein immensément fragile, dont il fait une poignante figure d’exclusion.
Un homme marche, minuscule silhouette perdue dans la neige. C’est Victor Frankenstein, hagard… Retour en arrière : il est jeune, riche, un brin dandy. Fasciné par les expérimentations scientifiques, et notamment les travaux du médecin alchimiste Paracelse, il donne vie à une créature – qu’il ne nomme pas – fabriquée à partir de morceaux de cadavres récupérés dans un cimetière. David Sala rompt avec l’image que nous avons tous en tête, celle de Boris Karloff dans le film de James Whale. Du monstre de 1931, il garde les coutures mais en fait une silhouette géante, bleutée, au visage...
Les saines colères de Lamia Ziadé
Dans ce livre foisonnant et illustré, l’artiste et autrice tisse des épisodes de sa vie, entre Beyrouth et Paris, mêlés d’une rêverie légèrement dystopique.
Pour qui aime les livres basés sur le réel : offrez-vous ce shot de vie intense. Avec, en couverture, un verre à Martini renversé, qui dégouline d’alcool. À moins qu’il en coule des pleurs, voire du vomi ? Offrez-vous cet objet littéraire bâtard, livre illustré, bourré de fantaisies typographiques, avec des photos parfois vieilles ou mal éclairées, des dessins, des calligrammes, des...
La fabrique d’un monstre
Jérôme Wybon et Toni Cittadini nous font passer de l’autre côté du miroir, là où s’est construite, dans la douleur, une des plus efficaces machines à peur de l’histoire du cinéma : Les Dents de la mer.
Depuis la sortie en 1975 de Jaws – c’est son titre original, à la foi direct et puissant –, qui n’a jamais ressenti un malaise en s’éloignant du rivage à la nage ? Les auteurs des Mâchoires de la peur racontent que des psychiatres ont dû aider des spectateurs, que le film avait traumatisés en réveillant cette angoisse atavique de l’eau.
Jérôme Wybon et Toni Cittadini s’attachent à autopsier...
Un exil afghan
Réalisateur et scénariste, Reza Sahibdad raconte son parcours d’émigration vers la France, enrichi par les dessins magnifiques de Yann Damezin.
Hazara blues est la preuve que les images parfois en disent plus que les mots. Cet album est tout à la fois une bande dessinée, un roman graphique et un documentaire illustré. Le scénariste, Reza Sahibdad, y raconte son histoire. Afghan, mais né en Iran où sa famille était réfugiée, son chemin de vie et d’exil est semé d’embûches. Le dessinateur, Yann Damezin, est français et a de grandes...
Et la mer l’emportera
Dans ce roman graphique aux allures de conte marin, Mayte Alvarado nous plonge dans un univers poétique et mystérieux, où les couleurs sont reines.
Il y a des romans graphiques qui sont faits pour être contemplés autant que pour être lus ; c’est le cas de L’Île : les premières planches, sans texte, nous invitent à regarder, à nous immerger dans ces pages. Elles sont quasi abstraites et c’est progressivement que se dessinent roches et petites maisons blanches de cette terre imaginaire. On pourrait être en Méditerranée – sur n’importe...





