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Baignade surveillée de Laura Kasischke
Nous sommes à Mission Hills (qui au singulier est une série télévisée) dans le Michigan non loin de Crystal Lake (qui est aussi une série télévisée) le 16 juillet 1969. Apollo 11 vient de décoller, le lendemain Neil Armstrong sera le premier homme à marcher sur la Lune. Nous sommes le 16 juillet 1969 et le petit Richie Manning, 5 ans, va se noyer dans la piscine du club de natation Jolly Rogers. Laura Kasischke étire le récit du drame, le fragmente, le découpe en éclats qui en multiplient les points de vue jusqu’à tisser la toile d’une société américaine qui s’est donné rendez-vous avec...
Libidissi
Pour Spaik, vivre à Libidissi n’est pas une mince affaire : c’est un étranger qui cumule les fonctions d’espion et de noctambule. Libidissi est pourtant la ville rêvée pour son activité. Il est facile de s’y faire oublier. Spaik se fond dans un univers malsain, qui laisse entrevoir une fausse liberté. Les hommes s’affichent en couple sans crainte des on-dit, mais ne se rendent pas compte...
Hongrois rêver
Le poète Paul Valet soutenait que « les grabataires voient le ciel à sa juste hauteur » et on sait par ailleurs depuis Faulkner qu’un idiot peut devenir un excellent porte-parole. Sans doute instruit par l’expérience de ses prédécesseurs, László Davasi (né en 1962 et, on l’aurait parié, « l’un des jeunes auteurs hongrois les plus prometteurs ») choisit comme protagonistes des deux meilleures...
Un livre
A tire-d’aile
de
Angela Krauss
A tire-d’aile
Leipzig, une femme regarde de sa fenêtre le monde matériel d’une RDA en voie de liquidation. Dans son minuscule appartement que l’on a rénové pendant des décennies en posant chaque fois un papier peint sur les précédents, elle étouffe. Mais le Mur vient de tomber, elle ira voir ailleurs. La narratrice va en Amérique où l’important -outre la peine de mort et le soutien apporté à des dictatures...
Ecrit de la mer morte
Brèves rencontres et longs adieux à la Méditerranée : l’Italien Francesco Biamonti livre un véritable crépuscule des lieux.
Souvent le soir, pendant son séjour à l’hôpital, il avait pensé au vent qui précède la nuit, après que le jour avec une petite variation de lumière, plus nue ou plus voilée, a annoncé sa fin. Les vagues à l’horizon toujours haut se mettaient à filer, entraînées par le soleil.« Donnez-nous notre Biamonti annuel ! supplie le lecteur après pareille entrée en matière. Sans tout à fait exaucer...




