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Le Matricule des Anges
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La rédaction Richard Blin

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Articles

Henri Michaux, pèlerin de l’intérieur

de Patrick Krémer
Un désir inapaisé de révélation Mystique refoulé et saboté autant qu’explorateur méticuleux du lointain intérieur comme des lointains ailleurs, Henri Michaux aura cherché l’Absolu toute sa vie. En aventurier intrépide de l’infini turbulent, et en artiste des paradoxes et des paroxysmes, ainsi que nous le montre le livre que lui consacre Pascal Krémer. Si vous êtes de ceux qui lisent pour échapper au tourment d’être, fuyez les livres d’Henri Michaux ! Car dans leur insouciance absolue de séduire, des livres comme Qui je fus, Mes propriétés, Un certain Plume, La Nuit remue ou Voyage en Grande Garabagne sont des modèles d’outrance fiévreuse, de provocation iconoclaste et d’analyse d’états inondés d’insaisissable. Des livres inclassables qui se présentent comme autant d’avatars d’un moi éclaté qui n’aura cessé de se parcourir, de se mettre à l’épreuve, d’explorer son humanité dérisoire. Rejetons d’une vie que Michaux a consacrée à la...
septembre 2026
Le Matricule des Anges n°276

Renard-Pèlerin

de Paulette Choné

Le noir et l’éclat

En imaginant les Mémoires de Jacques Callot, Paulette Choné donne aux ombres d’une vie vouée à la gravure, une transparence quasi sonore. Célébré par Hoffmann, par Aloysius Bertrand ou par Alberto Giacometti, fasciné par le « grand vide » dans lequel il fait gesticuler, s’exterminer et s’abolir ses personnages, le graveur Jacques Callot - né en 1592 à Nancy - est de ces maîtres à l’art aussi immédiatement pénétrable qu’indéfiniment mystérieux. Auteur, en dépit d’une vie plutôt brève (il meurt à 43 ans), de plus de 1500 gravures...
septembre 2009
Le Matricule des Anges n°106

Ce lieu que les pierres regardent (suivi de) Variations (suivi de) Pas japonais (suivi de) L’Invention de l’espace

de Jean-Louis Giovannoni

Ouvrir l’espace

Giovannoni est l’occasion de (re)découvrir une parole aussi nue que nécessaire. Ni confortable ni familière, la poésie de Jean-Louis Giovannoni est vibrante plutôt de la tension d’un insaisissable. Quatre textes majeurs - aujourd’hui introuvables - sont ici réunis pour nous le prouver. Textes majeurs parce que venant après Garder le mort (1975) - un définitif et inoubliable face à face avec le cadavre -, et parce que s’y lit le projet fondamental de l’œuvre, s’y découvre...
septembre 2009
Le Matricule des Anges n°106

Poèmes 1957-1994

de Ted Hughes

Ariel

de Sylvia Plath

Ariel

de Sylvia Plath

Doux sang noir

De la puissance primitive de Ted Hughes aux hantises de Sylvia Plath, l’univers singulier de deux œuvres majeures. Personnage romantique à la façon du Heathcliff des Hauts de Hurlevent, Ted Hughes (1930-1998) voit enfin l’essentiel de son œuvre réuni dans Poèmes 1957-1994. Du Faucon dans la pluie au Chant de pluie pour le Duché, en passant par Lupercal, Wodwo, Journal de Moortown, c’est son génie païen qui s’impose. Loin du penser grec et du sentir chrétien, sa poésie est une invite à entrer dans un...
juillet 2009
Le Matricule des Anges n°105

L' Invention de la vérité

de Marta Morazzoni

L’invention

L’écriture, chez Marta Morazzoni, révélée au public par La Jeune Fille au turban (P.O.L, 1988), cherche à se réaccorder avec le geste créateur. Il s’agit d’entrer en résonance avec une intériorité, de donner présence à des évidences radieuses. Dans l’altérité du sensible et en inventant la vérité. « On peut imaginer des choses fausses, et composer des choses fausses ; mais seule la vérité...
juillet 2009
Le Matricule des Anges n°105