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La rédaction Flora Moricet

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Articles

Rien à voir

de Gaëlle Obiégly
Histoire de l'art avec personnes Le nouveau texte de Gaëlle Obiégly, Rien à voir, entremêle l’art, la fiction et la vie dans une rhétorique joueuse. Tout part de la commande d’un artiste bientôt ami. Ari Bosochur sollicite la narratrice pour raconter la rétrospective d’œuvres absentes, le plasticien les ayant fait disparaître. Flattée, celle qui se fait appeler « Rose de nuit » accepte et profite de son « exposé » pour sonder son propre rapport à l’art. Comme dans la plupart des romans de Gaëlle Obiégly la conteuse ressemble de façon troublante à son autrice. Mais pour la première fois, Rien à voir convie des personnages presque fictifs, entremêlant leurs histoires au rêve d’Ari Bosochur (anagramme de Boris Achour) et à la quête...
septembre 2026
Le Matricule des Anges n°276

Tracer des voies

En 2022, l’écrivaine et critique d’art Émilie Notéris a publié une forme d’enquête littéraire intitulée Wittig (Les Pérégrines) pour tenter de saisir et d’incarner l’insondable romancière. Émilie Notéris, votre « Brouillon pour une biographie de Monique Wittig » vient combler un manque. Quel écho a rencontré votre travail ? L’écriture de ce livre est avant tout le résultat d’une enquête...
avril 2024
Le Matricule des Anges n°252

« Faire revenir Wittig sur la scène littéraire »

Éditrice et activiste lesbienne, Suzette Robichon a cofondé l’association des Ami·es de Monique Wittig il y a dix ans. Elle a créé la revue Vlasta, revue des fictions et utopies amazoniennes dont elle a dirigé le seul numéro – jusqu’à aujourd’hui – consacré à Monique Wittig et dans laquelle est publiée pour la première fois la pièce de théâtre, Le Voyage sans fin, en 1985. Suzette Robichon...
avril 2024
Le Matricule des Anges n°252

Une entrée dans l’arène

Des inédits très différents, entre productions littéraires et militantes, pour découvrir la structuration d’une pensée et d’une œuvre puissantes. À la question de savoir si, dans ses livres, elle a manifesté quelque chose de féministe, Monique Wittig répond : « Pour moi, il n’y a pas de différence entre la forme et le contenu. Et les deux se tenant, je pensais que je pourrais me lancer dans l’arène ennemie – vraiment : l’arène ennemie – et y faire passer quelque chose. Et c’est l’enfance, c’est le thème de l’enfance qui m’a permis...
avril 2024
Le Matricule des Anges n°252

Guériller la langue

Monique Wittig a construit une œuvre poétique et politique majeure, touchant à un art presque total. Se renouvelant sans cesse, elle a mené de subtiles et féroces opérations formelles et philosophiques pour éradiquer toute domination sociale et sexuelle. Depuis son prix Médicis il y a soixante ans pour L’Opoponax, état des lieux dans l’arène wittigienne. Qui était Monique Wittig ? Ses amies la décrivent comme discrète, douce, à l’écoute, drôle. Célébrée en manifestation, citée sur des pancartes ou des tote bags, reconnue en tant que figure lesbienne et féministe radicale à l’origine de la fameuse sentence « les lesbiennes ne sont pas des femmes », l’énigmatique Monique Wittig reste aujourd’hui méconnue en France en tant qu’« écrivain » – et...
avril 2024
Le Matricule des Anges n°252