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Le Matricule des Anges
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La rédaction Etienne Leterrier-Grimal

Articles

Canne

de Jean Toomer

Feu !!

Harlem in fire Deux textes réédités chez Ypsilon illustrent l’audace moderniste et la force poétique de la Harlem Renaissance : un feu qui couve des champs de canne à sucre de Géorgie jusqu’aux trottoirs de New York. Le premier, Canne est un roman qui n’en est pas vraiment un. L’autre, Feu ! Harlem 1926 est une revue périodique signée par des noms comme Langston Hughes, ou Zora Neale Hurston… qui n’aura jamais connu qu’un seul numéro. Cela suffit à dire sous quel régime de fragilité éditoriale et avec quelle puissante incandescence se sont énoncées à l’époque les propositions contenues dans ces pages. Trois années seulement les séparent, mais elles suffisent à faire entendre deux moments d’une même secousse : l’émergence d’une modernité noire américaine, à la fois poétique et politique, à la fois...
juillet 2026
Le Matricule des Anges n°275

L’ami intime du spectacle

Wajdi Mouawad a une manière très singulière d’aborder l’écriture d’un spectacle, de scruter l’invisible, de se laisser faire, par les sensations, les visions, les avis des autres, tout en tenant son propre cap. Une façon d’être disponible, avec une douceur têtue, à un voyage intime et une aventure collective. Un aller-retour entre la nuit où il écrit, seul, et le jour où il répète, entouré de son équipe. Ce temps de répétition au Théâtre du Grand T à Nantes nous a permis de faire se croiser les paroles autour de la fabrique de l’écriture. Charlotte Farcet est dramaturge. Engagée sur le spectacle Seuls pour écrire la thèse de doctorat du personnage intitulée Le Cadre comme espace identitaire dans les solos de Robert Lepage, elle accompagne la création de Wajdi Mouawad depuis lors. Elle fait partie des « tigres » de Mouawad, ces compagnons qui cheminent auprès de l’écrivain-metteur en scène. Rencontre avec une tigresse plutôt douce, attentive et souriante. Wajdi Mouawad nous a raconté comment les autres apportent une fragmentation de son univers qui lui permet d’écrire. À quel endroit vous situez-vous dans ce processus de fragmentation ? Quand on travaille avec Wajdi Mouawad, on n’est pas assigné à une place. Comme on a une liberté de parole très grande, toute personne autour de la table est dramaturge. Elle a le droit d’intervenir sur le...
juillet 2009
Le Matricule des Anges n°105

Des neurones wajdiens

John Arnold est comédien. Il a travaillé, entre autres, avec Ariane Mnouchkine, Joël Pommerat, Olivier Py… Il a donc l’habitude de collaborer avec des auteurs-metteurs en scène. Wajdi Mouawad lui ayant demandé de participer à la création de Ciels, il nous livre un peu de la singularité de cette aventure. « Le projet a commencé à naître chez Wajdi Mouawad il y a à peu près cinq ans. Quand il...
juillet 2009
Le Matricule des Anges n°105

Le visage odyssée

Wadji Mouawad a toujours considéré l’envie de raconter des histoires comme une nécessité première dans son écriture. Un besoin qui fait en même temps de la scène le lieu d’une révélation, le lieu où ce qui est caché dans les replis du récit se montre, et où ce qui était latent se manifeste, comme si l’écriture donnait par là même à la scène les pouvoirs du rituel et de l’investigation. Il demeure chez Wajdi Mouawad comme la trace d’une enfance, qui évoque la dernière phrase de ce livre, retraçant la création du Sang des promesses : « L’enfance / Qui est le véritable pays / Celui où l’on n’arrive jamais ». Il y a aussi une douceur et une grande disponibilité chez lui, en dépit de la fin des répétitions de Ciels et de la fatigue préalable au Festival d’Avignon. Sous le...
juillet 2009
Le Matricule des Anges n°105

Vers la lumière

Artiste associé du 63e Festival d’Avignon, qui se tient du 7 au 29 juillet, Wajdi Mouawad s’apprête à mettre un point final au quatuor qui l’a fait connaître en France. Un cycle théâtral dense, qui raconte la perte et le retour aux origines, interroge le statut de l’altérité, et se nourrit du tragique contemporain. Il a posé cette fois-ci ses valises à Nantes, où la scène du Grand T lui avait proposé d’héberger les répétitions de sa prochaine pièce dans une chapelle reconvertie en salle de théâtre. Un ancien lieu de culte d’autant plus approprié que c’est avec un spectacle appelé Ciels que Wajdi Mouawad s’apprête à clore le cycle d’écriture qui l’occupe depuis près de seize ans. Pour l’heure, il en...
juillet 2009
Le Matricule des Anges n°105