La rédaction Dominique Aussenac
Articles
Oubli de soi
Dans un roman miroir, l’Espagnol Juan Tallón projette les images de nos courses du rat contemporaines. Vibrionnantes et tragiques.
Prix Renaudot 1965, Les Choses de Georges Perec, sous-titré « Une histoire des années soixante », met en scène un jeune couple, Sylvie et Jérôme, aux emplois précaires par choix, pris dans le tout nouveau grand tourbillon de la société de consommation, qui rêve donc d’accumulation, une façon pour eux d’être riches, tout en étant, du moins le croient-ils, de plus en plus libres.
Mille choses du Galicien Juan Tallón pourrait, soixante ans plus tard, en devenir la suite logique. Si ce n’est que Travis et Anne, qui viennent d’avoir un bébé, n’ont plus le loisir de choisir une vie de bohème,...
Un livre
La Moitié du fourbi N°17 (Chutes)
La Moitié du fourbi N°17 (Chutes)
À l’automne 2025, la revue La Moitié du fourbi a fêté ses dix ans par ce numéro autour des « Chutes », « vouées aux déséquilibres, aux suspensions, aux rebuts, aux conclusions inattendues et à leurs nombreux avatars ». Toujours dotée d’une très belle iconographie, ici faussement tramée, elle propose seize contributions écrites ou imagées. Les chutes répétées provoquent le rire, le burlesque....
Porte à portes
À travers une galerie de tableaux, Véronique Gentil confronte son regard de poète à ses mots, ses ressentis de plasticienne.
Il est des peintres, des écrivains, des musiciens du silence. Des artistes discrets qui parviennent à l’apprivoiser, le décliner, presque le caresser, le peigner pour mieux le repenser (le repanser) et composer des tableaux incongrus, de singuliers livres d’heures, des musiques de l’âme… Véronique Gentil fait partie de cette communauté qui donne ainsi de l’écho au silence, elle affirme y...
Le dernier vol de L’Oiseau blanc
Dans un poème fleuve, Frédérique Soumagne frôle les cieux, fouille les océans en entonnant le rêve de voler. ambitieux, mythique, épique.
Dire le monde, c’est une façon de se dire aussi, d’y apprivoiser, y consigner notre présence. Frédérique Soumagne y cherche-t-elle sa place, explore-t-elle le mystère à être, chante-t-elle la vie ? Toujours est-il qu’elle l’investit ! De ses mains pariétales, à tâtons, en plasticienne, par écrit, de sa bouche en le proférant, de sa langue, de ses mots en jonglant, de sa mémoire, de son corps...
Œuvres complètes à quatre mains de Jorge Luis Borges et Adolfo Bioy Casares
Que dire de l’amitié ? Que celle qui unit Borges à Bioy Casares durant cinquante ans fut si créative qu’elle leur permit d’écrire à quatre mains. De prendre des pseudos Bustos Domecq, Suarez Lynch. D’inverser rôles, statuts, de se libérer de l’aura grave et métaphysique entourant leurs œuvres respectives et ainsi de parodier, de faire la satire d’une certaine modernité, de leurs...
janvier 2026
Le Matricule des Anges n°269




