La rédaction Christophe Dabitch
Articles
Révélations des images
Tout commence par un album de photographies anonymes, sans légendes, acheté de nos jours sur un marché aux puces de Sofia. Les images datent des années 1950. On y voit des hommes et des femmes bien habillés qui posent pour l’objectif, prennent un avion, un bus, un bateau, et se présentent au monde ainsi, souriants et unis. Ils se rendent visiblement dans un « pays frère », en RDA, pour un projet inconnu. Ils prononcent des discours au-dessus de longues tablées, observent avec curiosité des danses folkloriques et visitent de prestigieux bâtiments. Peut-être travaillent-ils dans...
L’espion mélancolique
Yves Buin est un écrivain éclectique. Ce pédopsychiatre, auteur d’un texte sur Thelonious Monk (P.O.L) et plus récemment d’un essai intitulé Psychiatries -L’utopie, le déclin (éditions Érès), propose avec Kapitza son premier polar. L’histoire est celle d’une enquête sur les trafics du nucléaire. Le héros d’Yves Buin ne pouvait être qu’agent secret : « Et puis Ruby Sandeman, à part fureter...
Chevauchées balkaniques
S’il est un des principaux écrivains bulgares, Yordan Yovkov est quasiment un inconnu ici. À tel point que cet ouvrage, Légendes du Balkan, compilation de récits provenant de différents recueils, serait le premier à être édité en France (né en 1880, Yordan Yovkov est mort en 1937). On pense inévitablement à l’écrivain yougoslave Ivo Andric car, dans un style plus simple et moins foisonnant,...
Presque l’air de rien
Les nouvelles de Jean-Pierre Cescosse, qui s’apparentent à des chroniques, sonnent juste. Avec ces récits d’instants ou ces nouvelles plus thématiques, ce jeune écrivain qui a publié chez le même éditeur Rimbaud et le CAC 40 ne s’encombre pas de superflu. « Dans la vie, en général, on ignore les vaches. On a tort. On ne prête attention à ces bêtes que lorsqu’elles sont prises...
La Nuit du tigre
Dans ces dix-sept nouvelles publiées en 1975, l’Italien brasse les genres, les époques et les situations géographiques. Contrairement à d’autres récits, aucune de ces histoires n’a pour cadre explicite Milan. Il est en conséquence difficile de trouver un lien entre elles si ce n’est la maîtrise de Scerbanenco, cette rapidité d’évocation propre à la nouvelle, cette illusion de faire exister...





