éditions Minuit
A propos
Littérature as usual
On ne voyait pas un nuage le samedi 1er novembre 1755 à Lisbonne. Vers dix heures moins vingt le ciel était au beau fixe, une légère brise venait du nord-est, précise William Marx dans son Adieu à la littérature1. La matinée se présentait sous les meilleurs auspices, nous dit-il, chacun vaquait à ses occupations quand, tout à coup, un obscur grondement se fit sentir, première des trois secousses qui, en quelques instants, allaient provoquer la catastrophe que l’on sait : l’une des villes les plus riches de l’Europe rayée de la carte, 30 000 victimes. L’impensable advint soudain, les...
Minuit, à l’aube algérienne
À l’heure où on célèbre avec les accords d’Évian le cinquantenaire de la fin de la guerre d’Algérie, les Éditions de Minuit rééditent les livres qui furent les jalons majeurs d’un combat mené contre le déshonneur et la déraison d’État. Indignez-vous ! écrivaient-ils.
À travers les publications qu’elles suscitent, les commémorations ont au moins pour vertu de nous inciter à nous abstraire du temps qui est le nôtre pour tenter de retrouver le sens d’événements que leur éloignement nous rendait pour une part opaques ou hermétiques. La lecture des ouvrages que les Éditions de Minuit font reparaître à cette occasion offre ainsi l’opportunité de connaître les...
Ouvrages chroniqués
L' Opoponax
de
Monique Wittig
2018
Lmda N°222
Dans L’Opoponax, prix médicis 1964, Monique Wittig (1935-2003) laisse l’enfance s’exprimer, comme pour nous dire tout ce qu’elle est.
Avec un titre pareil, difficile de résister à la tentation d’ouvrir un dictionnaire… Selon Le Petit Robert, l’opoponax est une plante ombellifère de la région méditerranéenne « dont une variété fournit une gomme-résine aromatique utilisée comme parfum ». Et ailleurs, on apprend qu’au XIXe siècle on la trouvait dans les traités de pharmacologie… Le lecteur devra quand même patienter jusqu’à la...
Jacques a dit
avril 2021
Oreille rouge
de
Eric Chevillard
2005
Lmda N°61
Cet écrivain n’est pas ce que l’on peut appeler un aventurier. Il serait plutôt du genre cul de plomb, rivé à sa table de travail. Il y a d’ailleurs fort à parier que le plus grand bouleversement de sa vie fut le moment où il recueillit un hérisson. Bien sûr, en taillant ses rosiers, il lui arrive de projeter un voyage à Prague ou au Portugal, mais rien de plus, il manque trop de corne sous...
Les tribulations d’Éric le rouge
mars 2005
