éditions Minuit
A propos
Littérature as usual
On ne voyait pas un nuage le samedi 1er novembre 1755 à Lisbonne. Vers dix heures moins vingt le ciel était au beau fixe, une légère brise venait du nord-est, précise William Marx dans son Adieu à la littérature1. La matinée se présentait sous les meilleurs auspices, nous dit-il, chacun vaquait à ses occupations quand, tout à coup, un obscur grondement se fit sentir, première des trois secousses qui, en quelques instants, allaient provoquer la catastrophe que l’on sait : l’une des villes les plus riches de l’Europe rayée de la carte, 30 000 victimes. L’impensable advint soudain, les...
Minuit, à l’aube algérienne
À l’heure où on célèbre avec les accords d’Évian le cinquantenaire de la fin de la guerre d’Algérie, les Éditions de Minuit rééditent les livres qui furent les jalons majeurs d’un combat mené contre le déshonneur et la déraison d’État. Indignez-vous ! écrivaient-ils.
À travers les publications qu’elles suscitent, les commémorations ont au moins pour vertu de nous inciter à nous abstraire du temps qui est le nôtre pour tenter de retrouver le sens d’événements que leur éloignement nous rendait pour une part opaques ou hermétiques. La lecture des ouvrages que les Éditions de Minuit font reparaître à cette occasion offre ainsi l’opportunité de connaître les...
Ouvrages chroniqués
La Nébuleuse du Crabe
de
Eric Chevillard
1998
Lmda N°3
Ayant admis que le sexe des femmes est en réalité ce que l’on nomme abusivement depuis toujours leur oreille droite (et vice versa), ayant admis et reconnu la chose, absolument sûr de son fait, Crab en société se rince l’oeil. Il ne perd pas une miette du spectacle« .
Des phrases comme celle-ci, La Nébuleuse du Crabe en est truffée. Plutôt qu’un roman, (comme indiqué sur la couverture), le...
Votez Crab
janvier 1993
Le Nom des singes
de
Antoine Volodine
1994
Lmda N°10
Dans un ailleurs tropical, Le Nom des singes d’Antoine Volodine suit les circonvolutions complexes de l’esprit, hors réalité, en créant un langage.
Sans relâche, il me faut réaffirmer que mes livres appartiennent à une littérature de l’imaginaire (…) ». Avec Le Nom des singes, Antoine Volodine nous fait entrer dans un imaginaire proche du rêve. Non pas rêve dans le sens du merveilleux mais au contraire d’un état tendu, tendance cauchemardesque. Un rêve à la moiteur tropicale, suintant d’une sueur malsaine, propre à une sorte de fièvre...
La parole donnée
décembre 1994
