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Éditeur Passer les frontières

mars 2019 | Le Matricule des Anges n°201 | par Philippe Savary

Maison généraliste (essai, roman, journal, poésie, document), La Baconnière s’affranchit des genres avec une boulimie gourmande et un esprit volontiers voyageur.

Pour Laurence Gudin, 38 ans, l’édition serait une vocation. « J’ai toujours aimé les seconds rôles. Ceux qui travaillent dans l’ombre. Et puis choisir, trier est une seconde nature. » Née à Genève, d’un père français et d’une mère vaudoise enseignants, elle suit un cursus de lettres modernes à Paris. Elle y rencontre Samuel Brussel, qui dirige les éditions Anatolia, et Vladimir Dimitrijevic, le fondateur de L’Âge d’homme. Deux rencontres décisives. Elle se passionne pour la littérature de la Mitteleuropa, « si tragique et si ironique ». Son mémoire porte sur le poète hongrois Attila József. Elle multiplie ensuite les stages : chez Actes Sud junior, Diane de Selliers, Ibolya Virág, Bernard Pascuito. De retour en Suisse, après un crochet aux éditions Zoé, elle travaille dans l’industrie horlogère au service des imprimés, avant de rejoindre le pôle édition du groupe Hygiène & médecine (qui possède alors La Baconnière, plutôt endormie). De ce parcours, Laurence Gudin a impulsé à La Baconnière, qu’elle rachète, le goût de l’altérité. Son catalogue, composite, échappe aux classifications, et valorise les écritures hybrides. La littérature traduite voisine avec le Journal d’un amateur de fantômes, le Lausanne-Moscou-Pékin (de Christian Garcin) avec des essais sur la littérature française, Mark Twain avec Stravinski, Gyula Krúdy ou les Young Gods. Avec la curiosité comme aimant.

Laurence Gudin, vous avez repris La Baconnière en 2012. Que représente cette enseigne dans l’histoire éditoriale suisse ?
La Baconnière est née à Neuchâtel en 1927 et elle a principalement publié des livres de critique (sur les arts et sur la société), des essais philosophiques (Maine de Biran, Jean Wahl…) et de la poésie (Aragon, Jean Cassou, Eluard, Pierre Emmanuel…). Dans les années d’après-guerre, elle était l’une des quatre maisons d’édition les plus importantes de Suisse romande avec La Guilde du livre, Skira et Mermod. Il est ainsi fort rare qu’un Romand n’ait pas eu entre les mains un volume publié à son enseigne dans la bibliothèque familiale ! Son fondateur, Herman Hauser, a voulu participer aux débats de son temps. La reconnaissance internationale est venue pendant la Deuxième Guerre mondiale lorsqu’Albert Béguin, futur directeur de la revue Esprit, a choisi La Baconnière pour héberger sa collection d’écrits de la Résistance, « Les Cahiers du Rhône ». Par la suite d’autres prestigieuses collections ont vu le jour, « Être et penser » ou encore « Langages ». Pour faire le lien avec La Baconnière historique, nous avons relancé cette collection de critiques littéraires. Nous privilégions les essais littéraires qui ne sont pas purement académiques et avons ainsi par exemple publié le recueil des chroniques du Monde d’Éric Chevillard l’automne passé.
Pourquoi avoir ouvert le catalogue à la fiction ?
La Baconnière historique était une maison d’édition généraliste, la fiction y côtoyait les essais mais elle ne s’est pas distinguée pour ce...

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