RUBRIQUE Traduction
Les articles
Un livre
Neuromaniac
de
Jaakko Yli-Juonikas
Sébastien Cagnoli
Neuromaniac, de Jaakko Yli-Juonika
Toute l’aventure Neuromaniac a commencé quand un jeune éditeur indépendant qui venait de monter sa boîte dans la campagne bourguignonne en plein confinement m’a appelé en me disant (je reformule un tantinet) : « J’ai découvert un roman finlandais de 1000 pages réputé intraduisible, inéditable et illisible, il me le faut absolument dans mon catalogue, tu veux bien le traduire ? » Alors évidemment… l’impossible, ça ne se refuse pas !
Il faut dire que j’avais déjà accompli l’impossible autrefois en traduisant tout un roman de Daniel Katz alors que je n’avais quasiment aucune expérience (et...
Marina Heide*
Les Oiseaux, de Tarjei Vesaas
Quand les éditions Cambourakis m’ont proposé de retraduire Les Oiseaux de Tarjei Vesaas, j’ai été à la fois ravie, honorée et effrayée. Car ce petit pays qu’est la Norvège compte peu de classiques, et celui-ci en fait partie.
Vesaas est de ceux qui ont bercé mon adolescence et mes années d’étudiante. Je me rappelle encore l’étrange impression, un mélange d’effroi et d’émerveillement, que...
Jean-Pierre Orban*
Rêver en temps de guerre, de Ngũgĩ wa Thiong’o
Maîtriser d’autres langues, c’est se renforcer. Mais abandonner sa langue maternelle, la langue de votre culture, c’est s’asservir. » Cette phrase de Ngũgĩ wa Thiong’o, l’écrivain kényan pressenti chaque année pour le prix Nobel de littérature, résume à la fois la position qu’il a adoptée il y a plus de trente ans pour ses écrits, le rôle central de la mère dans sa formation et le dilemme,...
Renato Weber *
La Terre et son satellite de Matteo Terzaghi
En repensant à cette traduction immédiatement après l’avoir envoyée à l’éditrice, je me souviens que je m’étais dit que, dans l’ensemble, elle s’était faite sans difficulté majeure, et que, une fois publiée, je n’aurais certainement plus rien à dire à son propos : cela aura certes été un travail enrichissant, aventu- reux, passionnant, comme les deux ou trois autres œuvres que j’ai eu...
Anne-Laure Tissut *
Dans la maison au cœur de la forêt profonde, de Laid Hunt
Il était une fois une femme qui alla et n’alla pas aux bois… » (72) Cette phrase tirée du huitième roman de Laird Hunt emblématise l’incertitude habitant ce récit, qui une fois encore met en scène une voix de femme. S’agit-il d’une sorcière, ou d’une jeune femme à l’imagination puissante et au regard perçant, étouffée par la rigueur de la société puritaine américaine en ses débuts, et marquée...




