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Un livre
Les Génies de la Bastille
de
Didier Henry
Boulevards du fado
Tous les moyens sont bons pour recouvrer la mémoire, même la grivèlerie. Ici, le sésame qui nous plonge dans les années 70 est une balade en Velosolex 38000. Nous sommes au cœur des aventures d’une bande d’amis, épris de littérature, de jazz et de liberté. Paris est le décor et l’embarcadère de toutes leurs équipées dont la place de la Bastille en est le symbole tutélaire.
C’est l’époque bénie, entre la Révolution des œillets et les débuts moroses des années 80, lorsque « aucune journée ne ressemblait aux autres », les amours étaient libres et « l’art de la promenade », dans les rets des...
En attendant l’avenir
Économie de moyens, sensibilité : Hubert Mingarelli plonge au cœur d’une enfance silencieuse et émouvante et fait entendre une voix juste.
C’est vraiment pas grand-chose. À peine un murmure sur le quotidien d’un gamin qui vit seul avec son père. Des phrases courtes cernées par le silence. Une voix fragile et ténue. Le premier roman de cet auteur pour la jeunesse semble comme un château de cartes dressé avec seulement le deux et le trois de trèfle. Un château minuscule, posé en bord de table et que menace le moindre souffle. Ce...
Ces Corps vides
Des vacanciers en croisière sur le Nil, machines désirantes dont un disciple de Charles Fourier se jouera en organisant une prodigieuse orgie : voilà pour le fil du récit. Mais pour présenter Ces Corps vides, mieux vaut laisser la parole à l’auteur. Qui d’autre pour évoquer un écrivain « dépucelé sur le tard par une voisine obèse », une femme dont la « misère sexuelle se lisait sur son...
La Petite dernière
Pour jouer aux Sept Familles, deux enfants découvrent qu’il leur manque une carte, celle de la petite sœur, fauchée par une voiture sur le bord de la route. Parce qu’on leur a dit qu’elle était partie au ciel, les deux aînés sortent la nuit sur le balcon, scrutent les étoiles et mettent à contribution toutes les ressources de leur imagination pour donner un sens à cette absence et combattre...
Viols à tous les étages
Avec en ouverture trois citations de Hervé Prudon, le lecteur de Quand la haine sera morte est prévenu : ça va saigner, l’ambiance sera plutôt glauque et le sexe rimera avec souillure. Même s’il manque l’humour, le style et l’outrance langagière de Prudon, on comprend effectivement par la suite ce parrainage revendiqué. « Chloé tourna de l’œil. Elle pissait le sang et le foutre. Et puis les...




