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Les articles
Un livre
Les Génies de la Bastille
de
Didier Henry
Boulevards du fado
Tous les moyens sont bons pour recouvrer la mémoire, même la grivèlerie. Ici, le sésame qui nous plonge dans les années 70 est une balade en Velosolex 38000. Nous sommes au cœur des aventures d’une bande d’amis, épris de littérature, de jazz et de liberté. Paris est le décor et l’embarcadère de toutes leurs équipées dont la place de la Bastille en est le symbole tutélaire.
C’est l’époque bénie, entre la Révolution des œillets et les débuts moroses des années 80, lorsque « aucune journée ne ressemblait aux autres », les amours étaient libres et « l’art de la promenade », dans les rets des...
Boire et conduire
Fondateur de Camion blanc (maison d’édition spécialiste de monographies sur la culture rock), Sébastien Raizer livre avec Le Chien de dédale un premier roman qui emprunte beaucoup à cet univers, de l’exergue signé Tom Waits aux fréquentes références musicales. L’histoire est celle d’un jeune homme, Bertrand Spinoza (Clin d’œil à Spinoza encule Hegel de J.-B. Pouy ? Façon ironique...
La Première Vie
Né en 1949 en banlieue parisienne, Bernard Ruhaud dans ce premier récit raconte Nanterre, son père et le Parti communiste et termine cette courte évocation par la mort de sa mère. C’est comme un album photo dont les pages se tournent sous un commentaire sobre, sans aucun effet littéraire, par phrases courtes. La banlieue rouge dans les années 50, ce sont des ouvriers, des Algériens, des...
Entrée en dissidence
Franck Derex livre, entre fausses pistes historiques et déviances contemporaines, un roman d’une étoffe peu commune, à la rencontre des impossibles.
S’il est des livres que l’on peut craindre de résumer, si transparente est leur langue et simples les fils de leur récit, il n’en va pas ainsi de La Rencontre. Ce premier roman foisonnant, tout en ruptures et digressions, fuit de toutes parts en de multiples fables pour livrer avec vivacité la fresque fantasmatique d’un réel éprouvé, le nôtre.
Soit, pour arrière-plan, un épisode de...
Un livre
Apologie de la viande
de
Régis Clinquart
L’amour vache
Le sexe et la déchéance font souvent bon ménage en littérature, sanctifiés par la transgression. C’est ici presque le cas, dommage que l’immaturité de ce jeune auteur voile la franchise de son entreprise. Le narrateur d’Apologie de la viande est l’antihéros d’un amour perdu. Abandonné par sa petite copine, il dévide sa pelote de douleur avec le réalisme d’un condamné. Trois ans de solitude...



