RUBRIQUE Essais
Les articles
Un livre
Eisen
de
Gouzel Iakhina
Eisenstein, l'ultime montage
Mêlant érudition, sensibilité et poésie, Gouzel Iakhina dresse le portrait d’un génie et d’une époque – démesurés : Eisenstein en Soviétie.
Un génie ? L’œuvre peut sembler mince : six films achevés (La Grève, Le Cuirassé Potemkine, Octobre, La Ligne générale, Alexandre Nevski, Ivan le Terrible), un film inachevé, remonté bien après sa mort (Que viva Mexico !), un film totalement détruit dont seuls quelques photogrammes furent sauvés (Le Pré de Béjine). L’homme, lui, peut être aisément caricaturé : souvent infantile, en proie à la sensiblerie ou aux excès clownesques, incapable d’assumer ses penchants homosexuels, obéissant aux injonctions paradoxales du pouvoir politique… Ajoutons à cela le discrédit, pour ne pas dire plus,...
Poétique du Chat Noir (1882-1897) de Collectif
L’université s’empare du rire. Après Bergson, qui n’a jamais manifesté de propension à user du cotillon, les joyeux exploitants de la marque Paris-sur-Rire regroupés autour de Rodolphe Salis et de son célèbre Chat noir (journal et débit de boissons spectaculaire) font sujet d’études depuis longtemps. Le Chat noir, né à Montmartre en 1881, produisit durant quinze ans 690 livraisons de son...
Des étoiles nouvelles, de William Marx
Tout part d’une étoile, ou plutôt de plusieurs : celles qui ornent le dernier vers d’un sonnet célèbre de José-Maria de Heredia, Les Conquérants. Mais aussi celles qui entourent la tête de Milou assommé, dans L’Ile mystérieuse d’Hergé. Ou encore celles qui scintillent aux cieux de Tolstoï, Keats, Mallarmé, Dürer, Lars von Trier ou Noir Désir. William Marx, qui enseigne la littérature comparée...
L’impact du pictural
Obsédé par la peinture, Armand Dupuy montre en quoi elle est une question de couleur mentale et de lecture de soi.
Il y a quelque chose d’assez beau, et de juste, dans le ton et la forme qu’Armand Dupuy donne à son désir de comprendre, de trouver des raisons à son attrait immodéré pour la peinture. Une obsession dont il tente d’investir les capricieux décrets et dont il explore la troublante perversité.
Au fil d’une prose autobiographique distillant un dire s’adaptant au plissé de la pensée aussi bien...
Défricher des hectares de chiffres
À commenter et interroger nos statistiques, l’écrivain et éditeur Yves Pagès nous amuse, nous inquiète, et nous donne à réfléchir.
Sous-titré « Rêveries fragmentaires sur l’emprise statistique », Il était une fois sur cent est né d’une obsession des pourcentages en apparence bénigne : « Des années durant, j’en ai noté des centaines dans un carnet, à tout hasard, sans trop savoir qu’en faire, sinon reparcourir avec perplexité ce vertigineux inventaire », nous confie tranquillement Yves Pagès. Comme si c’était normal. On...




