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Corrida des mers
Réédition d’À la recherche du cachalot, roman documentaire du franco-italien Mario Ruspoli sur la chasse aux cétacés. Crépusculaire, poétique, cruel, magnifiquement illustré.
Un docu-fiction ? Du réel romancé ? Un document (ré)interprété ? Un mélange de réel et de fiction. Du cinéma-vérité ? Celui de la reproduction « d’une réalité la plus vivante et saignante possible » ? Un matériel de plus en plus léger, les aspirations des sciences humaines, l’ethnologie et aussi l’antipsychiatrie ont permis en France, dans les années 1960, le développement de ce cinéma. Son synchrone, caméra 16 mm, volonté d’approcher le sujet au plus près, Jean Rouch, Edgar Morin et Georges Rouquier en furent les pionniers. Récits anthropologiques en Afrique, en Rouergue, dans les...
Vagues à l’âme
Surfer pour oublier les tourments du monde, mais sans oublier que le surf raconte le monde à sa façon.
Bon sang de bon surf, que ce livre fait du bien ! Il ravigote les méninges comme après un bain de mer frisquet. Dans le cas présent, parlons plutôt d’un bain d’océan car Raphaël Krafft évoque ici son spot de surf favori, jamais nommément désigné, mais l’on croit reconnaître la Baie des Trépassés, dans le Finistère. S’il a vu du pays en tant que reporter globe-trotter, c’est pourtant là, sur...
Un livre
Tout ça, c’est pas d’la littérature !
de
Serge Delugeard
Un lumpenprolétaire à plume
Enfant de la balle frappé par la maladie et par les injustices, Serge Delugeard incendiait les boutiques de luxe lorsqu’il ne composait pas des poèmes.
La disparition de la classe ouvrière, ou disons sa dilution dans les emplois sans la qualification d’un véritable métier (us, techniques, savoirs), n’empêche pas sa langue de prendre vie et son désir d’expression de trouver une forme littéraire. Enfant de la balle, Serge Delugeard, issu du lumpenproletariat parisien (il est né à Montmartre en 1944), se considère comme un survivant – il a été...
Rose satin de Louise Pommeret
Cette histoire d’une enfant qui danse serre le cœur. Elle est entièrement écrite à la deuxième personne. L’autrice, Louise Pommeret, dit « tu » à son personnage. Rose a 10 ans, elle obéit. Elle dit oui à tout, elle souffre, comme on le lui a appris – imposé –, elle sacrifie sa vie à ses cours de danse. On lit les trois premières pages, on a compris tout le livre. On remonte dans le temps....
Bon qu’à ça
Enclin à penser que l’existence est un châtiment, l’ermite chinonais Jean-Pierre Georges distille des textes nourris à ses lectures, à sa solitude assumée. Avec drôlerie, avec tendresse. Faute de mieux.
Les grincheux trouveront probablement que les livres de Jean-Pierre Georges sont un brin déprimants faisant montre ainsi de leur absence totale d’humour. Certes des assertions comme « L’ennui se soigne par le divertissement et le divertissement par le suicide » troublent le consommateur autant par son évidence que par sa brièveté mais cette implacable sentence peut aussi réjouir par sa...




