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À la pointe
La chronique de Gilles Magniont
Les articles
Les libertins se cachent pour mourir
Chaque année, aux beaux jours, notre crapuleux lectorat délaisse son Matricule (dossier juillet-août : Gérard Tribouille, « Écrire à hauteur d’homme ») pour le numéro d’été Spécial Sexe des Inrocks. Il est temps que ça cesse. Il est temps de contenir cet exode, et de marier l’exigence du style aux hurlements du plaisir, pourquoi pas avec les Dernières nouvelles d’Éros – pas le très attendu biopic sur Ramazzotti, mais un collectif « pansexuel » de onze textes mis en œuvre par Olivier Guez. Dès la première phrase immersive de son introduction (intitulée Préliminaires, mmm), on commence à...
Freestyle
Matin du 26 décembre, pluie battante, sur le parking de Monsieur Meuble (le magasin). Mal redescendu de son réveillon, Patrick tente de vendre une nouvelle idée graphique au rédac chef (« La pratique sexuelle rigolote du mois : on commencerait par la sodomimolette »), lequel ne prend pas même la peine de répondre (du coup, Patrick menace de se consacrer toujours au même écrivain), absorbé...
Cher collègue
Chaque rentrée c’est pareil. Et que six mois de vacances ça m’a pas suffi. Et que je suis mal payé. Allons donc, le plus beau métier du monde ! Et tout le monde se met en quatre pour te faciliter la tâche. Par exemple la rédaction de France Info qui, ce 4 septembre, encense Western de Maria Pourchet, « fabuleux roman d’amour à l’ère post #MeToo ». Et alors ? Et alors si tu tenais tes fiches à...
Mot compte triple
Il fallait s’y attendre : cette chronique suscite un abondant courrier. Impossible d’y répondre autant qu’on le voudrait, même si certains messages méritent le détour – ainsi celui de Christian T., fringant retraité de la Haute-Garonne : « La page À la pointe est tout bonnement géniale (…)1 S’il m’est toutefois permis d’exprimer un léger regret, c’est que la bienveillante lumière de vos...
Castoramap
Quatre ans déjà, mais nul n’a oublié Les Furtifs, et comment Alain Damasio y avait ciselé sa galerie de résistantes : la gameuse Saskia au « corps svelte et ferme », « sans un pouce de graisse », Louise la linguiste, « port de tête impeccable » et « cheveux gris sans teinture », ou Sahar, « élégance racée », agrégée et « proferrante » instruisant à la sauvage jeunes et déshérités (« Chaque...
