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La rédaction Richard Blin

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Articles

Henri Michaux, pèlerin de l’intérieur

de Patrick Krémer
Un désir inapaisé de révélation Mystique refoulé et saboté autant qu’explorateur méticuleux du lointain intérieur comme des lointains ailleurs, Henri Michaux aura cherché l’Absolu toute sa vie. En aventurier intrépide de l’infini turbulent, et en artiste des paradoxes et des paroxysmes, ainsi que nous le montre le livre que lui consacre Pascal Krémer. Si vous êtes de ceux qui lisent pour échapper au tourment d’être, fuyez les livres d’Henri Michaux ! Car dans leur insouciance absolue de séduire, des livres comme Qui je fus, Mes propriétés, Un certain Plume, La Nuit remue ou Voyage en Grande Garabagne sont des modèles d’outrance fiévreuse, de provocation iconoclaste et d’analyse d’états inondés d’insaisissable. Des livres inclassables qui se présentent comme autant d’avatars d’un moi éclaté qui n’aura cessé de se parcourir, de se mettre à l’épreuve, d’explorer son humanité dérisoire. Rejetons d’une vie que Michaux a consacrée à la...
septembre 2026
Le Matricule des Anges n°276

Un voyant considérable

Panorama exceptionnel des milieux artistiques entre 1903 et 1918, la Correspondance d’Apollinaire rassemble acteurs et éclats épars d’une beauté violente. Avec près de 130 correspondants (bénéficiant chacun d’une notice documentée) et 950 pages, la Correspondance croisée entre Guillaume Apollinaire et les artistes de son temps dit assez l’extraordinaire effervescence créatrice qui anima le Paris cosmopolite de la Belle Époque. Après une jeunesse itinérante Wilhelm Apollinaire de Kostrowitzky, né à Rome en 1880 d’une mère polonaise et d’un père...
janvier 2010
Le Matricule des Anges n°109

Barbares

de Pierre Vinclair

Rouge blessure

Livre d’éclats, d’empreintes et d’échos, Barbares de Pierre Vinclair trace son chemin poétique entre l’être et le rien. Déjà auteur d’un roman, L’Armée des chenilles (Gallimard), Pierre Vinclair, né en 1982, publie une première œuvre poétique troublante, enfiévrée, grotesque parfois. Long poème en trois chants (Popée ; Chant du bouc ; Éloge du maître), Barbares tient autant du chant d’un rhapsode quelque peu éméché (« Il ne savait qu’une chose, c’est qu’il fallait boire pour remettre de l’ordre dans le monde »...
janvier 2010
Le Matricule des Anges n°109

Le Vent chaule (suivie de) L’Herbe écrit

de Caroline Sagot Duvauroux

La turbulence de Sagot Duvauroux

Une poésie où le feu tremble encore au vocable, où la langue vient d’un bond, où les mots vont nus, à l’image de la sensibilité nomade de son auteur. Décidément singulière l’écriture de Caroline Sagot Duvauroux, tout en changements de rythmes et de durée, en exploration des lisières de ce qui est. Une écriture qu’anime la visée plus que la cible, le goût de l’étranger et une perméabilité toute particulière à l’essence plastique de la langue. Car à la source du poème toujours il y a, chez elle, une commotion, un ébranlement vital qui...
janvier 2010
Le Matricule des Anges n°109

Sur le bord de l’inaperçu

de Michel Guillou

Le grand voyage

C’est un nouveau mode de participation au monde qu’explore joyeusement le premier texte de Michel Guillou. Un périple vers l’absolu désaisissement. L’homme est une créature aventureuse qui rêve souvent d’une vie plus vaste. Déborder le réel, outrepasser les frontières, fuir ce qui fige et contraint. Partir ! Mais vers quel ailleurs ? Quel pays ? Michel Guillou semble en avoir déniché un, à qui ne manquait pour exister que d’être découvert. Il s’appelle Baldéa. Il y a séjourné, l’a parcouru, s’y est perdu, et en a profité puisque perdu...
janvier 2010
Le Matricule des Anges n°109