La rédaction Richard Blin
Articles
Un livre
Henri Michaux, pèlerin de l’intérieur
de
Patrick Krémer
Un désir inapaisé de révélation
Mystique refoulé et saboté autant qu’explorateur méticuleux du lointain intérieur comme des lointains ailleurs, Henri Michaux aura cherché l’Absolu toute sa vie. En aventurier intrépide de l’infini turbulent, et en artiste des paradoxes et des paroxysmes, ainsi que nous le montre le livre que lui consacre Pascal Krémer.
Si vous êtes de ceux qui lisent pour échapper au tourment d’être, fuyez les livres d’Henri Michaux ! Car dans leur insouciance absolue de séduire, des livres comme Qui je fus, Mes propriétés, Un certain Plume, La Nuit remue ou Voyage en Grande Garabagne sont des modèles d’outrance fiévreuse, de provocation iconoclaste et d’analyse d’états inondés d’insaisissable. Des livres inclassables qui se présentent comme autant d’avatars d’un moi éclaté qui n’aura cessé de se parcourir, de se mettre à l’épreuve, d’explorer son humanité dérisoire. Rejetons d’une vie que Michaux a consacrée à la...
Un livre
Le Blanc Fouquet
de
Franck Herbet-Pain
Blanc royal
On sait peu de chose de la vie réelle de Jean Fouquet, le plus grand peintre du XVe siècle français, l’auteur des célèbres portraits du roi Charles VII, peint dans sa vérité sans beauté, et d’Agnès Sorel, la « Dame de beauté », la favorite, qui servit de modèle à une Vierge à l’enfant. S’emparant de ce peu, et porté par sa sensibilité et son empathie, Franck Herbet-Pain nous propose, en 187...
Un livre
L' Ombre des montagnes
de
Marie Frering
L’ombre des montagnes
Ces montagnes sont celles qui dominent Sarajevo où Marie Frering a travaillé de 1994 à 1997, pendant et après la guerre. Dans son livre - quatre parties composées de brèves séquences - elle évoque attitudes et comportements lorsque la vie est devenue survie mécanique. « Nous sommes tous anormaux. Enfermés dans ce cirque de montagne. » Manque d’eau, de gaz, d’électricité, de nourriture. La...
Un livre
Un dernier verre en Atlantide
de
Jérôme Léroy
Un dernier verre en Atlantide
Il a la mélancolie musicienne, Jérôme Leroy, le naturel de Raymond Carver, et la légèreté de Li Po. Son Cimetière des plaisirs déjà (1994, Le Rocher) disait le singulier, l’abrupt, le tenebroso de ce qui est perdu, les brûlures qui révèlent l’accord et l’écart, l’éblouissante évidence aussi de la beauté adolescente, de cette souveraineté physique qui illumine. Depuis les choses n’ont...
Un livre
L' Emportement des choses
de
Jean-Yves Bériou
Maître de rien
C’est le grand fabulaire de l’être réintégré au tissu de l’univers que chantent les poèmes de Jean-Yves Bériou.
Entre défloration des signes et chant occulte de l’être, c’est la flamboyance noire d’images dévoilant l’horizon secret de ce qui lui brûle les yeux et la langue, qui frappe d’abord chez Jean-Yves Bériou. Plus qu’un recueil, L’Emportement des choses est un long poème témoignant...
