La rédaction Richard Blin
Articles
Un livre
Henri Michaux, pèlerin de l’intérieur
de
Patrick Krémer
Un désir inapaisé de révélation
Mystique refoulé et saboté autant qu’explorateur méticuleux du lointain intérieur comme des lointains ailleurs, Henri Michaux aura cherché l’Absolu toute sa vie. En aventurier intrépide de l’infini turbulent, et en artiste des paradoxes et des paroxysmes, ainsi que nous le montre le livre que lui consacre Pascal Krémer.
Si vous êtes de ceux qui lisent pour échapper au tourment d’être, fuyez les livres d’Henri Michaux ! Car dans leur insouciance absolue de séduire, des livres comme Qui je fus, Mes propriétés, Un certain Plume, La Nuit remue ou Voyage en Grande Garabagne sont des modèles d’outrance fiévreuse, de provocation iconoclaste et d’analyse d’états inondés d’insaisissable. Des livres inclassables qui se présentent comme autant d’avatars d’un moi éclaté qui n’aura cessé de se parcourir, de se mettre à l’épreuve, d’explorer son humanité dérisoire. Rejetons d’une vie que Michaux a consacrée à la...
Je suis l'autre moitié de ton péché de Bénédicte Heim
JE SUIS L’AUTRE MOITIÉ DE TON PÉCHÉ
de BÉNÉDICTE HEIM
Les Contrebandiers, 150 pages, 15 €
Insolente et nue, la tension désirante qui féconde l’écriture de Bénédicte Heim enfièvre la voix de ceux auxquels elle donne la parole – des êtres qui se sont aventurés jusque là où l’amour fou transmue son désir d’éternité en exigence de création. Une écriture qui bat comme un pouls,...
Après la nuit
Elle aime mettre en scène les marginaux, les déclassés, Ananda Devi, dépeindre l’humanité fragile et belle de ceux qui refusent de subir, se battent pour vivre, affrontent la nuit tuméfiée de la violence tout en croyant à la force rédemptrice de l’amour.
Avec Les Jours vivants, c’est à Londres qu’elle nous transporte, une ville qu’elle connaît bien pour y avoir fait ses études, et où s’est...
Des livres
Lettres à Eugène
de
Hervé Guibert
,
Eugène Savitzkaya
Vice
de
Hervé Guibert
La vie, l’envie, le vice
Qu’il s’agisse de la complicité sensuelle et esthétique qui le lia à Eugène Savitzkaya, ou de l’érotisme latent des cires anatomiques, c’est à cœur et à corps ouverts qu’écrivait Hervé Guibert.
Seule correspondance dont il ait autorisé l’édition, les Lettres à Eugène Savitzkaya mettent fin à la publication des œuvres inédites posthumes d’Hervé Guibert. Un point final qui, tout en fermant la boucle, renvoie à leur entrée respective en littérature. Nous sommes en 1977, Mentir, le premier roman de Savitzkaya vient de sortir. Guibert le lit, l’aime et l’écrit à l’auteur tout en lui...
Supplément d’âme
Un portrait kaléidoscopique du XVIIIe siècle signé Marianne Alphant. Tout en détails savoureux dont elle exalte le pouvoir de jouissance et de vérité.
C’est dans le sillage d’une histoire d’amour que nous entraîne Ces choses-là. Celle de Marianne Alphant – auteur rare, née en 1945, qui dirigea les Revues parlées du Centre Pompidou de 1993 à 2010 – pour le siècle des Lumières, celui qui érigea la philosophie en plaisir et le plaisir en philosophie, étala des fantasmes inavouables, renversa les tabous les plus tenaces. Siècle qui maria le...



