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Le Matricule des Anges
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La rédaction Richard Blin

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Articles

Henri Michaux, pèlerin de l’intérieur

de Patrick Krémer
Un désir inapaisé de révélation Mystique refoulé et saboté autant qu’explorateur méticuleux du lointain intérieur comme des lointains ailleurs, Henri Michaux aura cherché l’Absolu toute sa vie. En aventurier intrépide de l’infini turbulent, et en artiste des paradoxes et des paroxysmes, ainsi que nous le montre le livre que lui consacre Pascal Krémer. Si vous êtes de ceux qui lisent pour échapper au tourment d’être, fuyez les livres d’Henri Michaux ! Car dans leur insouciance absolue de séduire, des livres comme Qui je fus, Mes propriétés, Un certain Plume, La Nuit remue ou Voyage en Grande Garabagne sont des modèles d’outrance fiévreuse, de provocation iconoclaste et d’analyse d’états inondés d’insaisissable. Des livres inclassables qui se présentent comme autant d’avatars d’un moi éclaté qui n’aura cessé de se parcourir, de se mettre à l’épreuve, d’explorer son humanité dérisoire. Rejetons d’une vie que Michaux a consacrée à la...
septembre 2026
Le Matricule des Anges n°276

Le Nu au Transept

de Claude Louis-Combet

Bethsabée, en clair comme à l’obscur

de Claude Louis-Combet

De lumière et de nuit

Dans deux nouveaux livres, Claude Louis-Combet poursuit sa quête hypnotique du féminin. Toujours aussi vivace le besoin qui pousse Claude Louis-Combet – « homme du texte », « invétéré rêveur », et « fomentateur de prose » – à s’aventurer au plus profond de cette intériorité sensuelle où corps et âme, masculin et féminin ne font plus qu’un. À s’enfoncer toujours plus avant dans cette nuit où règnent les puissances qui gouvernent le cœur et ses désirs, et qui ont nom amour, femme,...
février 2015
Le Matricule des Anges n°160

Justine et autres romans

de Donatien Alphonse François de Sade

Le grand maudit

Lire Sade, c’est découvrir la violence nue d’une écriture qui dévoile la férocité du désir et érige la soif d’absolu érotique en pensée de l’inconcevable. Non sans humour ni ironie. Bien qu’on sache depuis longtemps que le roman ne relève ni de l’utile, ni de l’agréable, ni du vraisemblable mais plutôt de l’art d’explorer des aspects inconnus de l’expérience humaine dans un cadre où le jugement moral est suspendu, l’œuvre romanesque de Sade continue néanmoins de déranger. C’est que – située au carrefour de ces violences fondamentales dont Bataille n’aura cessé de sentir...
novembre 2014
Le Matricule des Anges n°158

Venezia

de Pierre Bourgeade

Ramatuelle

de Pierre Bourgeade

Dissidence de l’innommable

Disparu en 2009, Pierre Bourgeade avait laissé un roman inédit : Venezia. L’occasion, avec la réédition de Ramatuelle, de redécouvrir un écrivain qui aimait les femmes, le stupre et la sorcellerie évocatoire de l’écriture. Écartant pans d’ombre et plis de lumière, Pierre Bourgeade, dans Ramatuelle, et surtout Venezia, nous invite à voir ce que beaucoup s’acharnent toujours à ne pas voir : la part sombre de l’érotisme et de ce qui en nous, appartient à la nuit. Cette part noire ou maudite, il en montre la nudité monstrueuse, il en distille le non-dit, il en impose la réalité. Dans Ramatuelle (2007) d’abord,...
octobre 2014
Le Matricule des Anges n°157

Lettres (1926-1955)

de Nicolas de Staël

La douleur sous la couleur

« L’ellipsoïdal épervier » : c’est ainsi que René Char nommait le peintre Nicolas de Staël. La publication de l’ensemble des lettres de ce dernier nous le montre dans tous ses états et tous ses éclats. Aussi prenant et fascinant que les Lettres de Van Gogh. Aimer (et) peindre à en mourir : ainsi pourrait-on résumer la fulgurante carrière de Nicolas de Staël. Une vie offerte à la création, qui débuta à Saint-Pétersbourg en 1914. Son père, proche du Tsar, était le vice-gouverneur de l’imposante forteresse de la ville. Mais mis à la retraite dès le début de la Révolution de 1917, il choisit l’exil pour se réfugier en Pologne avec toute sa famille....
octobre 2014
Le Matricule des Anges n°157