La rédaction Patrick Gay Bellile
Articles
Une vache pour tout bagage
Catherine Monin met en scène l’histoire forte d’une rencontre et d’un vivre-ensemble avec un animal.
Merveille, c’est d’abord une langue. Précise, parfois crue, tendre et poétique, malaxant le vocabulaire et la syntaxe. Une langue d’images et d’émotions qui nous dit une façon de voir le monde, une façon même d’être au monde. D’être attentif au monde. De le découvrir. D’affronter ses épreuves et d’en être parfois émerveillé. Merveille, c’est aussi une vache, une parmi les 26 d’un troupeau qui soir et matin passent à la trayeuse pour donner leur lait. De celles dont on dit qu’elles regardent passer les trains, dans un accès fiévreux d’anthropomorphisme. Et Merveille, c’est donc une pièce...
Not koko’s notes, d’Edouard Elvis Bvouma
Je m’appelle Koko. J’ai une belle voix il paraît. (…) C’est ce que tout le monde disait au village. Que je chante bien. » Cette Koko existe vraiment. Et elle chante bien. Grande artiste camerounaise promise à une belle carrière, Koko Ateba voit son élan coupé net parce qu’un jour, chantant devant le président Paul Biya et son épouse, l’une de ses chansons est perçue comme une allusion...
Chasser les fantômes, de Hakim Bah
Novembre 2008, Barak Obama est élu président des États-Unis : « je regarde la télé et je dis/ l’Amérique vient d’accoucher d’un nouveau monde/ l’esclave a mordu la main du maître ». Ce soir-là, c’est la fête. Et dans cette nuit de liesse, Marco, un jeune Noir américain rencontre Roxane, une Française de passage. C’est immédiatement le coup de foudre : « - assez rapidement on s’est dit des...
Amour choral
Ils sont neuf, jeunes femmes et hommes de la banlieue parisienne. Et ils parlent d’amour. De la rencontre amoureuse. Celle de leurs parents pour commencer. Ce qu’ils en savent, ce qu’ils n’ont pas compris, les histoires d’amour et les mariages de raison ou de nécessité. Et puis ils se racontent. Et à travers leurs propos, c’est toute une histoire de l’humanité qui se déroule devant nous....
Tempête dans le genre
En multipliant les approches et les points de vue, Ronan Chéneau interroge le déplacement des représentations.
En 2018, le Festival d’Avignon présentait, comme chaque année depuis cinq ans, un feuilleton théâtral dans le jardin de la médiathèque Ceccano. Cette année-là, mis en scène par David Bobée à partir d’une matière écrite, rassemblée et proposée par Ronan Chéneau, il s’agissait de travailler la notion de genre. Or, « dire genre est plus piquant que dire le mot épine, ronce ou dire le mot...





