La rédaction Malika Person
Articles
Un livre
L' Homme qui voulait apprendre à marcher aux poissons
de
Henri Galeron
,
Edward Lear
L'esprit de la lettre
Après avoir illustré en 2005 chez Motus les excellents Poèmes sans queue ni tête de François David, l’auteur-illustrateur Henri Galeron revient à la charge et signe ses propres adaptations des « limericks » ou plus exactement des « nonsense verses » de l’auteur anglais Edward Lear. L’intérêt du travail d’Henri Galeron est sans conteste celui de ses illustrations qui représentent admirablement l’absurde et le non sens par des associations et des situations improbables - en plus de la réussite de l’adaptation des poèmes (retranscrits aussi dans leur langue originale). Surplombant les textes...
Plans B.
Katherine Hannigan brosse le portrait d’une enfant de neuf ans, mature et espiègle, lumineuse aussi. Une lumière qui, au fil de la lecture, se tamise et se ternit au plus fort de la souffrance de la petite fille. C’est la mère d’Ida B. qui incarne cette lumière irradiante qui s’éteint chaque jour davantage. Ida B. veut retrouver son « ancienne maman », celle d’avant la maladie (un cancer)....
Servez-vous
Livre hybride et hautement poétique, « Catalogue 0,25 » de Géraldine Kosiak est un lieu où la mémoire s’imprime.
À en croire l’auteur, ce livre ne devrait ressembler à aucun autre. En effet, la démarche de Géraldine Kosiak est beaucoup plus subtile que cette suite d’objets hétéroclites que ce catalogue donne à voir et plus littéraire qu’on ne pourrait l’imaginer. Si l’on y trouve effectivement des dessins d’animaux, une constellation de portraits, des dessins d’enfant (celui de l’auteur), une...
La mort nous va si bien
En révélant l’appréhension de la mort, les angoisses et les interrogations qu’elle suscite chez chacun des membres d’une famille les parents, Jess, leur fille adolescente, et son grand-père,Tim Bowler met au jour la gradation des émotions relatives au lien qui unit les personnages et le vieil homme mourant. Tous sont dans l’attente de cette mort incessante, chacun à sa manière : l’un devra y...
Mine de rien
Méfions-nous des apparences ! Si cet album fait la critique de notre société de consommation, sa posture radicale tient au tracé sans arrogance de son dessin.
À sa manière de tenir le crayon, de laisser une trace sur un papier pour Rien, l’illustrateur Eric Dekker pousse à l’extrême la représentation du rien mais qui n’est pas le vide. Il prend ainsi le contre-pied de son acolyte Remy Charlip qui commettait en 2000 aux éditions les Trois Ourses On dirait qu’il neige, promenant le lecteur dans une succession de pages blanches. Avec Rien, les deux...



