La rédaction Flora Moricet
Articles
Histoire de l'art avec personnes
Le nouveau texte de Gaëlle Obiégly, Rien à voir, entremêle l’art, la fiction et la vie dans une rhétorique joueuse.
Tout part de la commande d’un artiste bientôt ami. Ari Bosochur sollicite la narratrice pour raconter la rétrospective d’œuvres absentes, le plasticien les ayant fait disparaître. Flattée, celle qui se fait appeler « Rose de nuit » accepte et profite de son « exposé » pour sonder son propre rapport à l’art. Comme dans la plupart des romans de Gaëlle Obiégly la conteuse ressemble de façon troublante à son autrice. Mais pour la première fois, Rien à voir convie des personnages presque fictifs, entremêlant leurs histoires au rêve d’Ari Bosochur (anagramme de Boris Achour) et à la quête...
Le mont Arafat, de Mike Kleine
Ajoutez des titres de journaux futuristes à des dialogues de Beckett et de sitcoms des années 90, mélangez à des recherches Google et à quelques rêves post-humains sur fond d’électro planante et vous obtiendrez l’écriture de Mike Kleine. Ce livre aux multiples récits éclatés – seul le Mont Arafat ne bouge pas ou, à peine, pour « disparaître 5 minutes » – peut se lire comme une série de...
La guérison des guérillères
« je ne fais plus l’amour, mais je marche en forêt ».
Ce sont quelques mots, à peine une phrase, isolés sur une page et accompagnés de gravures « à l’eau-forte ». Le joli nom de ce procédé de gravure pourrait aussi bien désigner Décroissance sexuelle, un puissant objet plein de subtilités. Au cours d’une résidence à Montréal, Julie Delporte a invité vingt-quatre femmes, amies et inconnues, à parler de sexualité, de traumatismes et de guérison...
Écrire le féminicide
Cinquante ans après le meurtre de Jane, plusieurs générations dont celle des féministes des années 1970 ont eu le temps d’espérer la fin de ce qui n’avait pas encore de mot : les féminicides. Il y a seize ans, Maggie Nelson publiait Jane, un meurtre, une enquête socio-littéraire, à partir de l’assassinat de sa tante Jane commis en 1969, dans le Michigan, alors qu’elle avait 23 ans. Les...
Un besoin d’éclaircissement impossible à rassasier
Une partie de son œuvre et de son activité quotidienne, en dehors de sa passion pour l’entomologie et de sa pratique de la sculpture, est consacrée à la retranscription des jours. Une inlassable tâche pour, selon Pierre Bergounioux, se rendre quitte du passé.
Pierre Bergounioux nous reçoit chez lui, dans la vallée de la Chevreuse, avec une météo d’avril voisine de sa Corrèze natale, grise, verte et brumeuse. Auteur d’une œuvre prolifique depuis quatre décennies, l’écrivain de 71 ans publie son cinquième Carnet de notes. Chaque aube, il consigne à la main et sur un même plan : heures du lever, lectures, articles de courses, retrouvailles et...





