La rédaction Dominique Aussenac
Articles
Oubli de soi
Dans un roman miroir, l’Espagnol Juan Tallón projette les images de nos courses du rat contemporaines. Vibrionnantes et tragiques.
Prix Renaudot 1965, Les Choses de Georges Perec, sous-titré « Une histoire des années soixante », met en scène un jeune couple, Sylvie et Jérôme, aux emplois précaires par choix, pris dans le tout nouveau grand tourbillon de la société de consommation, qui rêve donc d’accumulation, une façon pour eux d’être riches, tout en étant, du moins le croient-ils, de plus en plus libres.
Mille choses du Galicien Juan Tallón pourrait, soixante ans plus tard, en devenir la suite logique. Si ce n’est que Travis et Anne, qui viennent d’avoir un bébé, n’ont plus le loisir de choisir une vie de bohème,...
Un livre
Compendi derisori dau desidèri : compendium dérisoire du désir (bilingue occitan)
de
Joan-Luc Sauvaigo
Sauvaigo, l’Indien d’oc
Un compendium, kezako ? Un résumé anthologique. Quarante années d’écriture et d’engagement compilées en un seul volume bilingue. Joan-Luc Sauvaigo, musicien, dessinateur, polygraphe est avant tout poète. Un poète de l’extrême orient occitan, le pays de Nice, pays ligure. Un poète qui reçut de plein fouet et tout à la fois l’héritage dada, la contre-culture américaine, littéraire, musicale,...
Un livre
C’était Broadway
de
Jerome Charyn
Du sang sur le strass
Chroniqueur inspiré, Jerome Charyn déambule dans les coulisses de Broadway, ressuscitant ses légendes, entre ombres et lumière.
On n’est pas d’un pays, mais on est d’une ville », prétend une chanson. Jerome Charyn dont les parents émigrés (père fourreur polonais, mère russe) n’ont jamais réussi à parler anglais, est né en 1937 dans le Bronx. New York électrise la plupart de ses ouvrages (plus d’une cinquantaine) d’une bien singulière pulsation. Charyn qui partage sa vie entre Paris et la grosse pomme, a tenu après le...
Un livre
Les Heures creuses
de
Véronique Gentil
Heures pleines
Qu’importe le flacon : carnet de voyage, carnet intime, carnet d’esquisses, recueil de poèmes en prose, livre d’heure, l’ivresse est là. Deux textes délivrent leur liqueur d’or, leur liqueur d’os, mortifère et vive. Le premier « Esquisses d’atelier » convoque l’œil, la main, le pied. Véronique Gentil, peintre, nous entraîne sur ses terres de la Vienne, traversées par la Charente. Les paysages...
Jeux d’illusions
Donné à voir « , telle est la signification du mot théâtre en grec. Au cours des civilisations, qu’a t-on voulu donner à voir par le théâtre ? Jean Duvignaud, juste avant de nous quitter, répondait : » susciter l’incertaine anxiété de ce qui peut être et qui reste caché « . Belle et sibylline formule que la vingtaine d’intervenants de Sigila, revue franco-portugaise sur le secret, explicite....


