éditions Flammarion
A propos
Trente pièces à Llamas
Retour sur les planches du dramaturge Armando Llamas après des années d’absence avec des petites formes à jouer : une trentaine de textes très courts et plus corrosifs que jamais.
Voilà plus de cinq ans qu’Armando Llamas n’était pas revenu à Paris. Juste avant de prendre son avion pour l’Espagne où il vit, l’écrivain nous donne rendez-vous place Gambetta, à deux pas du Théâtre de la Colline où il a travaillé avec Jorge Lavelli dans les années 80. Installé au Café du Métro, derrière ses lunettes noires -une coquette plaisanterie qu’il enlèvera dès notre arrivée- Armando Llamas observe la vie parisienne s’agiter au dehors. Il parle, parle, parle… opérant mille digressions, entre anecdotes et coups de gueule, dont il s’excusera à la fin de l’entretien. « Ça...
Ouvrages chroniqués
Qu’il faille
de
Isabelle Garron
2007
Lmda N°82
Servi par une rythmique très singulière, « Qu’il faille », deuxième recueil d’Isabelle Garron, est une errance acide colorée d’images.
Un peu à la façon dont la musique est la voix de ce qui manque, de ce qui soupire vers le désirable ou l’enfui, l’écriture d’Isabelle Garron évoque une partition secrète dont ne nous serait donné à lire et à entendre que des échos ou des fragments, quelque chose comme un choix de mesures magnifiant la résonance d’un contrepoint disparu. Émergeant du motif, du souvenir, de l’image et comme...
Accords secrets
avril 2007
Quand la haine sera morte
de
Michel Leydier
1999
Lmda N°26
Avec en ouverture trois citations de Hervé Prudon, le lecteur de Quand la haine sera morte est prévenu : ça va saigner, l’ambiance sera plutôt glauque et le sexe rimera avec souillure. Même s’il manque l’humour, le style et l’outrance langagière de Prudon, on comprend effectivement par la suite ce parrainage revendiqué. « Chloé tourna de l’œil. Elle pissait le sang et le foutre. Et puis les...
Viols à tous les étages
mai 1999
Quelques branches vivantes
de
Ariane Dreyfus
2001
Lmda N°37
"Oserais-je sans la poésie ?", écrit-elle. Question simple et exigeante. Ariane Dreyfus déplace les questions du désir. Ses livres parlent de respirer quand on étouffe, d’aimer pour de vrai, et sans détour, sans cinéma.
Née en 1958 au Raincy, enseignante, Ariane Dreyfus est l’auteur de sept livres, sans compter les deux à paraître (La Bouche de quelqu’un, Tarabuste ; La Belle vitesse, Le Dé bleu). Elle ressemble quelque peu à Emily Dickinson par cette fragilité mêlée de fermeté qu’on imagine chez la poétesse américaine. C’est d’ailleurs l’une de ses grandes références, par le lien que l’aînée a maintenu...
Des histoires de gestes dansés
décembre 2001
